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Louer une oeuvre d'art pour agrémenter son décor

La réserve de l'Imageothèque de l'Université Laval. On y voit plusieurs oeuvres d'artistes comme Nicolas Roy et Armand Vaillancourt.

La réserve de l'Imageothèque de l'Université Laval.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Vous rêvez de posséder une oeuvre de Armand Vaillancourt? Une toile de Francesco Iacurto ou encore une sérigraphie d'Alfred Pellan pour parer votre demeure? C'est chose possible, du moins pour quelques mois, grâce aux prêts d'oeuvres d'art que proposent les organismes l'Artothèque et l'Imageothèque de Québec.

Un texte d'Anne-Josée Cameron

Le prêt d'oeuvres d'art existe depuis 35 ans à Québec avec la création en 1983 de l'Artothèque. Une bibliothèque d'oeuvres d'art mise de l'avant par la Bibliothèque Gabrielle-Roy et inspirée d'un concept venant de France.

C'était super innovant l'Artothèque en 83 dans une bibliothèque publique et à ce jour, c'est encore la seule. Aucune autre bibliothèque publique n'offre ce service-là.

Éric Therrien, Bibliothècaire, Gabrielle-Roy

« L'Artothèque compte plus de 1000 oeuvres composées principalement d'estampes originales, d'oeuvres multiples sur papier et de reproductions », mentionne le bibliothécaire responsable du service de prêt, Éric Therrien.

« Le service de location d'oeuvres d'art est très populaire. Bon an, mal an, c'est près de 2000 locations qui sont effectuées par les amateurs d'art qui y voient une occasion de posséder une oeuvre originale ou encore l'opportunité de décorer et d'épater la galerie à peu de frais », ajoute-t-il.

Il arrive aussi que les gens qui louent une oeuvre souhaitent l'acquérir, ce qui est impossible, dit cependant Éric Therrien. Il affirme que l'Artothèque dirige alors le potentiel acheteur vers l'artiste, s'il est Québécois.

La réserve de l'Imageothèque de l'Université Laval. On y aperçoit des oeuvres figuratives, photographiques et abstraites.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La réserve de l'Imageothèque de l'Université Laval.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

L'Imageothèque

L'Imageothèque de l'Université Laval a pour sa part vu le jour en 1987.

« Elle a été créée principalement dans le but de poursuivre la mission du Bureau de la vie étudiante, raconte Lydia Desjardins, conseillère en communication. On voulait mettre en valeur le talent étudiant. »

En effet, l'Imageothèque, qui compte près de 400 oeuvres, n'accepte pratiquement que des oeuvres d'étudiants ayant étudié à l'Université Laval.

Comment et combien?

Pour louer une oeuvre d'art, il faut d'abord se rendre à la Bibliothèque Gabrielle-Roy ou au Pavillon Desjardins de l'Université Laval. Une fois sur place, il s'agit de choisir les oeuvres qui nous plaisent et de les louer moyennant une somme modique.

  • Artothèque : 4 $ de l'oeuvre pour 3 mois, renouvelable 2 fois
  • Imageotheque : 20 $ de l'oeuvre pour 4 mois, renouvelable 3 fois

Pour Magali Paquin qui a fréquenté pendant un moment l'Imageothèque alors qu'elle était étudiante, c'était l'occasion de décorer à peu de frais.

J'ai surtout utilisé ce service alors que je n'avais pas beaucoup de budget pour la déco de mes murs. Ça m'a permis d'insuffler de la vie à mon espace de vie. La rotation des oeuvres faisait en sorte que je n'étais jamais lassée de les regarder! C'était un plaisir renouvelé chaque fois.

Magali Paquin, utilisatrice , Imageothèque

Démocratiser l'art

La location d'oeuvres d'art est un service hautement démocratique puisqu'il permet à tous d'entrer en contact avec la culture. C'est d'ailleurs ce que souhaitait la Bibliothèque Gabrielle-Roy au moment de la création de l'Artothèque.

Une section de l'Artothèque de la Bibliothèque Gabrielle-Roy, Québec. On y voit des toiles et des livres.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une section de l'Artothèque de la Bibliothèque Gabrielle-Roy, Québec.

Photo : Radio-Canada / Anne-Josée Cameron

« On voulait vraiment démocratiser l'accès à la culture et aux arts plastiques grâce à notre collection d'oeuvres. On souhaitait exposer l'ensemble des courants artistiques, des tendances qui ont eu cours dans l'histoire de l'art, explique Éric Therrien. D'ailleurs, c'est souvent pour les familles l'occasion de faire entrer l'art dans la maison. »

À quelques différences près

Les deux organismes offrent à peu de choses près le même service, dit Magali Paquin. Cependant, elle avoue avoir un faible pour l'Imageothèque qui offre moins de choix, mais des oeuvres plus originales

« Comparativement aux oeuvres qu'on trouve en bibliothèque publique, qui sont plus conventionnelles, On trouve à l'Imageothèque des oeuvres souvent éclatées, percutantes, vibrantes. »

Les oeuvres qui se retrouvent sur les murs des particuliers sont entièrement assurées par les emprunteurs à travers leurs assurances-habitation.

Les deux organismes font confiance aux usagers et racontent que les bris sont très rares. « Les gens sont respectueux, ils savent que c'est un bien partagé », explique le responsable de l'Artothèque.

Soulignons aussi que les (maigres) profits générés par le prêt d'oeuvre d'art sont réinvestis dans les deux organismes.

Depuis 2013, les gens de Québec peuvent également louer des oeuvres d'art sur la plateforme ART BANG BANG qui met de l'avant le travail des artistes québécois. En un clic, les Internautes peuvent trouver une oeuvre qui leur convient.

Il s'agit alors de s'entendre avec l'artiste sur le moment et le lieu de l'échange. Il faut alors partager une photo de l'oeuvre en question sur les réseaux sociaux afin que celle-ci soit vue.

Si le locataire le désire, il peut éventuellement acheter l'oeuvre.

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