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Rétrospective : ces événements qui ont marqué le Québec en 2017

Radio-Canada

Un attentat, de nombreuses allégations de harcèlement sexuel, l'arrivée de milliers de migrants et la montée de l'extrême droite ont marqué les esprits au Québec au cours de la dernière année. Voici 14 nouvelles qui ont retenu l'attention en 2017.


29 JANVIER – UN ATTENTAT DANS UNE MOSQUÉE SECOUE LE QUÉBEC

Des membres de la communauté musulmane de Québec reviennent à la mosquée. Des membres de la communauté musulmane de Québec reviennent à la mosquée. Photo : Radio-Canada / Alice Chiche

Le 29 janvier, six personnes sont tuées lors d’un attentat au Centre culturel islamique de Québec. Des milliers de personnes, dont les premiers ministres canadien et québécois, ainsi que les maires de Québec et de Montréal, assistent aux funérailles des victimes, Abdelkrim Hassane, Khaled Belkacemi, Aboubaker Thabti, Ibrahima Barry, Mamadou Tanou Barry et Azzeddine Soufiane.

L'attentat suscite de vives discussions sur la tolérance et l’islamophobie.

Alexandre Bissonnette est accusé des six meurtres et de cinq tentatives de meurtre. Aucune accusation de terrorisme n'a cependant été retenue contre lui. L'auteur présumé de la fusillade subira son procès à compter du 26 mars 2018. Il risque une peine de prison à perpétuité avec un minimum de 25 ans à purger s'il est reconnu coupable.


18 JANVIER – ON et QS : DÉMISSION, FUSION ET SANG NEUF

Gabriel Nadeau-Dubois, Sol Zanetti et Manon MasséLes co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé, entouraient le chef d'Option nationale, Sol Zanetti Photo : Radio-Canada

La députée de Gouin et porte-parole parlementaire de Québec solidaire (QS), Françoise David, annonce le 18 janvier sa démission, citant une « extrême fatigue ».

À la fin mai, les membres de QS rejettent massivement la convergence avec le Parti québécois (PQ), choisissant plutôt de se rapprocher d’Option nationale (ON) et du Parti vert. Ils élisent également Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois comme co-porte-parole de QS. Quelques jours plus tard, l’ancien meneur étudiant Gabriel Nadeau-Dubois reprend le flambeau dans Gouin en remportant le 29 mai l’élection partielle.

Le 10 décembre, les membres d’ON appuient à leur tour la fusion avec QS.

Après s'être abstenu de présenter un candidat contre Gabriel Nadeau-Dubois dans Gouin lors de la partielle, le chef péquiste Jean-François Lisée y nomme un candidat dans l’espoir de gagner cette circonscription lors des prochaines élections.


3 AVRIL – LA COMMISSION CHAMBERLAND, LE TRAVAIL DES POLICIERS ET LES SOURCES JOURNALISTIQUES

De gauche à droite, Éric Trottier, éditeur adjoint à La Presse, Brian Myles, directeur du Devoir et Michel Cormier, directeur général de l’information à Radio-Canada. De gauche à droite, Éric Trottier, éditeur adjoint à La Presse, Brian Myles, directeur du Devoir, et Michel Cormier, directeur général de l’information à Radio-Canada. Photo : Radio-Canada

Le 3 avril se sont amorcés les travaux de la commission Chamberland, qui s’est penchée sur les circonstances qui ont permis à des policiers d’obtenir des mandats pour espionner plusieurs journalistes.

La commission a mis en évidence certaines pratiques policières douteuses, dont le fait que certaines déclarations sous serment faites par des policiers devant des juges contenaient des faussetés, ainsi que l’utilisation de certaines technologies intrusives pour leurs enquêtes. La Commission a également remis en question la proximité entre le cabinet de l'ex-maire Denis Coderre et la haute direction du Service de police de la Ville de Montréal.

Dans son rapport, divulgué le 14 décembre, le juge ne blâme ni les policiers ni les juges de paix, préférant formuler 27 recommandations sur la protection des sources journalistiques, et propose des moyens pour mieux encadrer les rapports entre élus et corps de police. Le premier ministre Couillard promet pour sa part de légiférer pour mieux protéger les journalistes.


AVRIL ET MAI – DES INONDATIONS SANS PRÉCÉDENT

Une femme sur un kayak rame en direction d'une maison.Une femme se rend à la rame jusqu'à une maison à Rigaud. Photo : Reuters / Chris Wattie

En avril et en mai, 291 municipalités sont touchées par les inondations les plus graves des 30 dernières années. En tout, la crue des eaux endommage 5300 résidences et force l’évacuation de 4000 personnes. L'Outaouais, la grande région de Montréal et les Laurentides sont particulièrement frappés. Environ 2600 militaires sont mobilisés pour aider les sinistrés.

Selon Québec, en date du 19 décembre, 100 millions de dollars ont été versés aux sinistrés. Mais de nombreux sinistrés attendent toujours l'aide promise par le gouvernement et sont contrariés par les retards et les informations contradictoires. Environ 2400 dossiers sont toujours en traitement.

Par ailleurs, Environnement Canada a fait des inondations au Québec et dans l'Est ontarien l'un des événements météorologiques les plus marquants de l'année.


16 JUILLET – UN CIMETIÈRE MUSULMAN SÈME LA DISCORDE

Vue sur le terrain de l’entreprise Harmonia, à Saint-Apollinaire. En avant-plan, on aperçoit un bouquet de fleurs et une stèle funéraire.La communauté musulmane de Québec souhaitait implanter un cimetière à Saint-Apollinaire, sur un terrain appartenant à l’entreprise Harmonia. Photo : Radio-Canada

Une entreprise funéraire à Saint-Apollinaire propose un projet de cimetière dans le parc industriel de la municipalité après que l’attentat à la mosquée de Québec eut mis en lumière l’absence d’un cimetière musulman dans la région de Québec. Le maire accepte le projet, mais un changement de zonage est requis. Des opposants obtiennent la tenue d’un référendum et, le 16 juillet, ils réussissent à faire avorter le projet.

Le 4 août, le maire de Québec confirme que la communauté musulmane aura finalement son cimetière à côté du cimetière Belmont. Entre-temps, un cimetière musulman de 500 lots est inauguré le 9 juillet à Saint-Augustin-de-Desmaures.


28 JUILLET – FINI LE PÉTROLE À ANTICOSTI

Exploration pétrolière à AnticostiExploration pétrolière à Anticosti Photo : Radio-Canada

Le gouvernement Couillard annonce le 28 juillet qu’il met définitivement fin à toutes formes de recherche ou d'exploitation de pétrole et de gaz naturel sur l'île d'Anticosti.

Le gouvernement dédommage deux de ses trois partenaires, Corridor Resources et Saint-Aubin E&P, et leur paie 19,5 millions et 16,2 millions de dollars respectivement. Une autre entreprise, Junex, qui ne faisait pas partie du partenariat d'origine, s'engage à abandonner tous les permis qu’elle possède contre la somme de 5,5 millions de dollars.

Seule Pétrolia demeure sans entente. L’entreprise réclame 200 millions de dollars en compensation.


AOÛT – AFFLUX DE MIGRANTS À LA FRONTIÈRE CANADO-AMÉRICAINE

Des demandeurs d'asile au poste frontalier de Saint-Bernard-de-LacolleDes demandeurs d'asile au poste frontalier de Saint-Bernard-de-Lacolle Photo : Reuters / Christinne Muschi

Le nombre de passages illégaux de demandeurs d’asile entre le Québec et les États-Unis est monté en flèche en 2017. Le 17 août, la GRC confirme que plus de 10 000 demandeurs d'asile ont été interceptés au Québec après avoir illégalement franchi la frontière depuis le début de 2017. Entre 80 % et 85 % des demandeurs d'asile sont d'origine haïtienne.

Des camps d'hébergement d'urgence sont ouverts, dont un au stade olympique, un à Saint-Bernard-de-Lacolle, un à Laval et un à Cornwall. Les agents frontaliers se disent débordés et le Syndicat des douanes et de l’immigration dénonce les conditions difficiles dans lesquelles vivent les demandeurs d’asile.

Le gouvernement haïtien envoie deux de ses ministres à Montréal, en solidarité avec les demandeurs d'asile. Ottawa envoie le député de Viau à Miami pour lutter contre la désinformation sur le système d'immigration canadien auprès de la communauté haïtienne.

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, estime que le Québec est devenu une passoire et invite les autorités à se ressaisir plutôt qu'à agir sous le coup de l'émotion.


AUTOMNE – DES GROUPES D'EXTRÊME DROITE SE FONT REMARQUER

Des membres du groupe La Meute brandissent des drapeaux et des pancartes.Des membres du groupe La Meute brandissent des drapeaux et des pancartes. Photo : Radio-Canada / Maxime Corneau

La visibilité d'organisations d'extrême droite, dont La Meute, Storm Alliance, les Soldats d'Odin, Pegida et les III % (trois pour cent), a été plus prononcé en 2017.

Le 20 août à Québec, une manifestation pro-immigration en opposition à une manifestation de La Meute tourne à l'affrontement avec les policiers. Le 29 août, une distribution de chèques aux demandeurs d'asile est annulée à Montréal; les autorités craignent la présence de La Meute. Une quarantaine de personnes sont arrêtées le 25 novembre lors d'une manifestation en marge du congrès du PLQ à Québec. Le 30 septembre, des militants de la droite identitaire manifestent au poste frontalier de Saint-Bernard-de-Lacolle contre l'arrivée d'immigrants « illégaux ».

Le groupe Atalante pose des affiches anti-immigration à Québec, des tracts haineux sont distribués près de la grande mosquée de Québec et le véhicule du président du Centre culturel islamique de Québec est incendié. Un militant de l'extrême droite menace de mettre le feu au Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence à Québec.

Un colonel de la base militaire de Valcartier admet par ailleurs avoir peu de pouvoir pour interdire aux militaires d'adhérer à des groupes radicaux.


OCTOBRE ET NOVEMBRE – VAGUE D'ALLÉGATIONS DE HARCÈLEMENT SEXUEL

Giovanni Apollo, Éric Salvail, Gilbert Rozon et Gilles ParentGiovanni Apollo, Éric Salvail, Gilbert Rozon et Gilles Parent Photo : Radio-Canada

En peu de temps, des allégations d'inconduite et de harcèlement sexuel ont fait tomber plusieurs grandes personnalités québécoises.

Le 18 octobre, La Presse rapporte les témoignages de 11 personnes qui allèguent avoir été victimes ou témoins d'inconduite de nature sexuelle de la part d’Éric Salvail. Il perd un à un ses liens d’affaires, ses employés sont remerciés, ses ententes publicitaires sont suspendues et la ville de Sorel-Tracy retire un panneau à son nom. Le SPVM reçoit au moins trois plaintes.

La même journée, le SPVM confirme que Gilbert Rozon fait l'objet d'une enquête criminelle pour une affaire d'agression sexuelle survenue en 1994. Le 27 novembre, des présumées victimes entreprennent une action collective contre l'homme d'affaires. L'ancien président et fondateur du groupe Juste pour rire quitte ses fonctions et toutes ses actions et actifs sont mis en vente. Le Groupe Juste pour rire perd plusieurs contrats.

Le lendemain, l'animateur vedette du FM93 Gilles Parent est retiré des ondes par la direction de la station, à la suite d'allégations d'inconduite sexuelle.

Ensuite, deux femmes disent avoir été victimes de gestes déplacés à caractère sexuel de la part de l'éditeur et candidat à la mairie du Plateau-Mont-Royal Michel Brûlé. Celui-ci nie tout, mais se retire tout de même de la course à la mairie.

Deux semaines plus tard, sept personnes qui ont côtoyé le chef Giovanni Apollo ont témoigné d'abus de pouvoir, de harcèlement sexuel, de propos vulgaires, ou encore d'intimidation. Trois d'entre elles disent avoir subi des attouchements de nature sexuelle, ce que nie le principal intéressé.

Le 12 novembre, le réalisateur Sylvain Archambault, visé par des allégations d'inconduite sexuelle, présente ses excuses, mais nie avoir posé des gestes « désobligeants à caractère sexuel ».

Et le 21 décembre, l'Associated Press rapporte que trois chanteuses d'opéra et une musicienne accusent le chef d'orchestre Charles Dutoit d'agression sexuelle.


18 OCTOBRE – NEUTRALITÉ RELIGIEUSE DE L'ÉTAT : UNE LOI QUI SOULÈVE L'INDIGNATION

Warda Naili porte le niqab dans un autobus de la ville de Montréal, le 21 octobre 2017.La Loi favorisant le respect de la neutralité religieuse de l'État impose d'avoir le visage découvert pour recevoir un service public. Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Le 18 octobre, l’Assemblée nationale adopte le projet de loi 62 sur la neutralité religieuse de l'État, qui exige notamment que les services publics soient dispensés et reçus à visage découvert.

Cette loi suscite un tollé à travers le pays. Des manifestations sont organisées, les politiciens d’autres provinces fustigent Québec et plusieurs maires déclarent qu’ils n’appliqueront pas la loi. Le 24 octobre, la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, doit expliquer les tenants et aboutissants de la loi.

Le 7 novembre, le Conseil national des musulmans canadiens et une femme qui porte le niqab déposent une demande de contestation de la loi à la Cour supérieure du Québec. Le 1er décembre, un juge suspend temporairement l'application de l'article central de la loi. Justin Trudeau déclare en novembre qu'Ottawa pourrait se joindre à la contestation judiciaire.


25 OCTOBRE – COUP DE THÉÂTRE APRÈS COUP DE THÉÂTRE POUR L'UPAC

Enquêteur de l'UPACLes enquêteurs de l'UPAC interviennent à Québec. Photo : Radio-Canada

Dure année pour l’Unité permanente anticorruption. La situation devient extrêmement tendue lorsque, le 25 octobre, l’UPAC arrête Guy Ouellette, un député libéral, dans le cadre de l’enquête sur les fuites d'informations liées à l'enquête Mâchurer.

En avril, une enquête interne avait été déclenchée pour identifier l’origine d’une fuite de documents confidentiels aux médias. Le réseau TVA avait alors révélé que l'ex-premier ministre Jean Charest et l'ancien collecteur de fonds libéral Marc Bibeau auraient été sous la loupe des enquêteurs de l'UPAC dans le cadre de l’enquête Mâchurer, qui porte sur le financement du Parti libéral du Québec et l'octroi de contrats publics.

À ce jour, M. Ouellette n'a pas été accusé. Il soutient que son arrestation constitue un « coup monté » destiné à le museler, au moment où l’Assemblée nationale se penchait sur le projet de loi 107, qui vise à accorder plus de pouvoirs et d’indépendance à l’UPAC.

Puis le 30 octobre, la vérificatrice générale est mandatée pour se pencher sur le processus d'attribution des contrats avec l'État, à la suite d'allégations par Guy Ouellette de favoritisme qui visent l'Autorité des marchés financiers (AMF), l’UPAC et une firme de consultants.

Guy Ouellette réintègre le caucus du PLQ le 21 novembre.

Une semaine plus tard, le numéro deux de l’UPAC, Marcel Forget, démissionne dans la foulée d'allégations qui révèlent qu'il a sollicité des collègues policiers pour investir dans une entreprise sans avoir de permis de courtier. La démission se produit le jour même où le gouvernement propose de créer un comité pour surveiller l'UPAC.

En décembre, Québec demande des comptes à l'UPAC après la divulgation d'informations faisant état de relations de travail difficiles.


9 NOVEMBRE – LES QUÉBÉCOIS AUX URNES

Deux électeurs aux urnesLes électeurs exercent leur droit de vote à l'École Saint-Jean-Baptiste de Jonquière. Photo : Radio-Canada

Après 45 jours de campagne, les Québécois se rendent aux urnes le 9 novembre afin d'élire ou de réélire leur maire et leurs conseillers municipaux. Plusieurs élus, comme le maire de Saguenay et la mairesse de Longueuil ne briguaient pas un autre mandat.

Plus de 520 maires et 3850 conseillers sont élus sans opposition. Dans la plupart des grandes villes de la province, le taux de participation est en baisse.

Denis Coderre, qui dirigeait Montréal depuis quatre ans, est défait et Valérie Plante devient la première mairesse de la métropole.

Plusieurs femmes sont élues dans les grandes villes et régions du Québec, dont à Montréal, à Longueuil, à Saguenay et à Lac-Mégantic. Le tiers des postes d’élus municipaux est maintenant détenu par des femmes.


21 NOVEMBRE – DES BAISSES D'IMPÔTS À UN AN DES ÉLECTIONS

Le ministre des Finances du Québec, Carlos Leitao,  et le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale François Blais.Le ministre des Finances du Québec, Carlos Leitao, a présenté sa mise à jour économique, en compagnie du ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale François Blais. Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Le 22 juin, puis le 22 septembre, le gouvernement du Québec annonce avoir dégagé des surplus budgétaires beaucoup plus importants que prévu. Le ministre des Finances Carlos Leitao confirme que cet argent servira à « alléger le fardeau fiscal des contribuables ». Il abolit aussi la taxe santé et augmente le seuil du revenu non imposable.

Lors de sa mise à jour économique le 21 novembre, Carlos Leitao annonce une réduction du taux d’imposition et promet de donner un chèque de 100 $ par enfant pour les fournitures scolaires. Une réforme de la taxe scolaire pourrait aussi mener à une importante réduction fiscale.

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, accuse le PLQ d’avoir instrumentalisé la « misère humaine » à des fins électorales.


22 NOVEMBRE – LA CONTROVERSE « BONJOUR, HI »

Le français s'effrite dans la fonction publique fédéraleLe français perd du terrain au Québec Photo : Radio-Canada / Simon Blais

Lors d'une célébration marquant la réouverture du magasin Adidas à Montréal, le gérant a dit qu'il prononcerait quelques mots en français pour « accommoder » la Ville de Montréal et les médias francophones. L'incident a déclenché une vague de débats sur l’utilisation de l’anglais dans les commerces.

L’utilisation du « Bonjour, hi » a rebondi à l’Assemblée nationale, où le PQ a déposé une motion demandant que seul le mot « bonjour » devienne la formule d'accueil utilisée dans les commerces. Les députés ont voté à l'unanimité en faveur de la motion.

Jean-François Lisée affirme avoir tendu un piège au premier ministre Philippe Couillard en déposant cette motion pour démontrer que les libéraux ne croient pas que le français constitue la langue commune au Québec.

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