•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Assistants en éducation : 2400 incidents violents en 16 mois

Une assistante en éducation du N.-B. qui a subi un incident de violence en milieu scolaire.
Une assistante en éducation du N.-B. qui a subi un incident de violence en milieu scolaire. Photo: SCFP
Radio-Canada

Les assistants en éducation du Nouveau-Brunswick ont rapporté plus de 2400 incidents de violence au travail au cours des 16 derniers mois, selon le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

Les incidents de violence au travail incluent de la violence physique, mais aussi verbale.

Des cas de morsures, de coups et de tirage de cheveux sont mentionnés, accompagnés de photos de blessures.

Des aides-enseignants au Nouveau-Brunswick sont victimes de violence.Des assistants en éducation au Nouveau-Brunswick sont victimes de violence. Photo : iStock

Au Nouveau-Brunswick, 3500 assistants en éducation s'occupent d’élèves à problème.

« Je devrais avoir le droit de revenir chez moi le soir dans le même état physique ou mental que je suis partie le matin », indique Christianne Robichaud, vice-présidente provinciale de la section locale 2745 du SCFP.

Selon elle, certains assistants en éducation sont mal à l’aise par rapport à la dénonciation.

Christianne Robichaud, vice-présidente provinciale de la section locale 2745 du SCFPChristianne Robichaud, vice-présidente provinciale de la section locale 2745 du SCFP Photo : Radio-Canada

On a plusieurs situations de cas non dénoncés.

Christianne Robichaud, vice-présidente provinciale de la section locale2745 du SCFP

Des cas sont recensés un peu partout dans la province.Tous les districts scolaires sont touchés, notamment les districts anglophones étant donné le nombre plus élevé d'élèves.

« Une des premières choses que j’ai dites à mon personnel cette année, c’était justement : "Si vous vous retrouvez dans une situation où vous vous sentez en danger c’est très important de nous le dire pour qu’on puisse intervenir." », déclare Sophie LeBlanc, directrice de l’école Saint-Henri à Moncton.

Selon elle, le système scolaire inclusif est un succès et le travail d’équipe des membres du personnel de l’école contribue à celui-ci.

Le pied d'un assistant en éducation du Nouveau-Brunswick qui a subi un incident de violence.Le pied d'un assistant en éducation du Nouveau-Brunswick qui a subi un incident de violence. Photo : Syndicat canadien de la fonction publique

Le syndicat va dans le même sens, mais demande au gouvernement d’embaucher plus d’aides-enseignants.

« Il faut aussi donner plus de formation », mentionne Christianne Robichaud.

Après la violence

Certains assistants en éducation qui ont été victimes de violences refusent dorénavant d’exécuter certaines tâches.

Travail Sécuritaire Nouveau-Brunswick indique qu’il a traité dans le passé huit cas sérieux, mais que depuis peu il sent une amélioration.

Selon Richard Blais, agent principal de contrôle pour Travail Sécuritaire Nouveau-Brunswick, le fait que les écoles sont de plus en plus sensibilisées à ce phénomène contribue à réduire les cas.

Du côté du gouvernement, le système inclusif demeure une option valable. Au cours des prochaines années, 250 nouveaux postes assistants en éducation devraient s’ajouter à l'effectif de la province.

Avec les informations de Pierre-Alexandre Bolduc

Nouveau-Brunswick

Éducation