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Ingérence russe : Trump assure vouloir garder Mueller à la tête de l'enquête

L'ex-directeur du FBI Robert Mueller agit à titre de procureur spécial dans l'enquête sur « les efforts du gouvernement russe en vue d'influencer l'élection présidentielle de 2016 » depuis sa nomination par le département de la Justice.

L'ex-directeur du FBI Robert Mueller agit à titre de procureur spécial dans l'enquête sur « les efforts du gouvernement russe en vue d'influencer l'élection présidentielle de 2016 » depuis sa nomination par le département de la Justice.

Photo : Reuters / Joshua Roberts

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le président Donald Trump a déclaré dimanche qu'il n'envisageait pas de congédier Robert Mueller alors même que son gouvernement était à nouveau contraint de se débattre avec l'enquête sur une éventuelle collusion entre les proches de Trump et la Russie.

Cette enquête fait ombrage à la Maison-Blanche depuis pratiquement son entrée au pouvoir.

Les derniers développements impliquent des membres de l'équipe de transition de Donald Trump, qui accusent le procureur Mueller et ses enquêteurs d'avoir eu accès, sans y être autorisés, à des milliers de courriels privés envoyés et reçus par des collaborateurs du président avant son entrée en fonction.

À son arrivée à la Maison-Blanche depuis Camp David, dimanche soir, Donald Trump s'est fait demander s'il envisageait de déclencher le processus de mise à pied de Mueller.

Le président a répondu « non ».

Mais il a ajouté : « Ça n'a pas l'air d'aller. C'est triste de voir ça. Mes équipes étaient très contrariées. Comme nous l'avons dit, il n'y a pas de collusion. Il n'y a aucune collusion. »

« De manière non autorisée »

Selon les critiques de Mueller, ses enquêteurs n'auraient pas demandé directement à l'équipe de transition de lui remettre ces fichiers. Avoir pu obtenir ces messages par l'entremise d'une autre agence fédérale pourrait soulever des problèmes juridiques.

Un avocat de l'équipe de transition a transmis samedi des lettres au Congrès pour affirmer que M. Mueller avait obtenu « de manière non autorisée » des fichiers de l'équipe de transition par l'entremise du General Services Administration. Cette agence conserve de façon numérique les documents des équipes de transition lorsqu'un président succède à un autre.

Les sources ont accepté de parler sous le couvert de l'anonymat. Elles ont dit que ces documents provenaient de plus d'une dizaine de collaborateurs de M. Trump, dont Michael Flynn.

Le porte-parole du procureur spécial, Peter Carr, a formellement contesté les accusations formulées par l'équipe Trump et a assuré que l’enquête était menée dans le respect des lois.

« Lorsque nous avons des courriels au cours de notre enquête, nous avons soit obtenu l'accord du propriétaire du compte, soit suivi la procédure pénale appropriée », a-t-il déclaré.

La fin de l'enquête demandée

Depuis plusieurs semaines, des proches du président américain et certains élus républicains remettent en question la crédibilité et l’impartialité de l’enquête de Robert Mueller. Ils demandent la fin de l’enquête qui ne mènera à rien selon eux.

« Il faudrait qu'elle [l’enquête] se termine rapidement. Je pense qu'il n'y a rien à découvrir [...] les gens veulent passer à autre chose », a commenté le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, interrogé sur cette affaire par CNN.

M. Mueller a récemment inculpé plusieurs proches de Donald Trump, dont son ancien conseiller à la sécurité nationale, Michael Flynn, qui a plaidé coupable d’avoir menti au FBI.

Avec les informations de Associated Press, et CNN

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