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Harcèlement : WestJet échoue à faire dérailler une demande d'action collective

Le transporteur estimait que l'enjeu devait plutôt être traité par une commission des accidents du travail ou par un tribunal des droits de la personne et non par la Cour suprême.

Le transporteur estimait que l'enjeu devait plutôt être traité par une commission des accidents du travail ou par un tribunal des droits de la personne et non par la Cour suprême.

Photo : Reuters / Todd Korol

La Presse canadienne

Le transporteur WestJet a échoué à faire dérailler une demande d'action collective qui l'accuse de ne pas avoir fourni un milieu de travail exempt de harcèlement à ses employées.

L'ancienne agente de bord Mandalena Lewis poursuit WestJet devant la Cour suprême de la Colombie-Britannique pour des allégations de discrimination basée sur le sexe.

Elle reproche à son ex-employeur d'avoir perpétué une culture d'entreprise qui tolère le harcèlement envers les femmes.

Le mois dernier, le transporteur avait affirmé que les tribunaux n'étaient pas une instance appropriée pour ce genre de plaintes.

Il avait ajouté que cet enjeu devait plutôt être examiné par une commission des accidents du travail ou par un tribunal des droits de la personne.

La juge Mary Humphries a écrit dans sa décision rendue vendredi que l'essentiel de la poursuite portait sur une violation de contrat, ce qui rendait ce dossier approprié pour les tribunaux, selon elle.

La juge Humphries a aussi rejeté l'idée que la poursuite était vouée à l'échec et qu'elle équivalait à un abus de procédure.

Le jugement ne porte pas sur les allégations de Mme Lewis, qui n'ont pas été prouvées devant les tribunaux.

La porte-parole de WestJet, Lauren Stewart, a indiqué dans un courriel que l'entreprise avait pris connaissance de la décision de la juge, mais qu'elle ne ferait pas de commentaires tant que l'affaire serait devant les tribunaux.

Dans sa réponse initiale aux allégations, le transporteur avait contesté celles-ci, soutenant qu'elle n'avait pas violé de contrat et qu'elle n'avait donc pas tiré profit financièrement d'un tel geste.

La poursuite porte sur une rupture de contrat, soutenant que le transporteur a failli à sa promesse de protéger ses employées contre le harcèlement sur leur lieu de travail.

Elle vise à représenter toutes les employées, anciennes et actuelles, de WestJet qui ont été couvertes par ce qu'elle qualifie de « promesse anti-harcèlement ».

La demande de recours collectif n'a cependant pas encore été approuvée.

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