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Comment s’attaquer au fléau des bouteilles d’eau en plastique

Un employé dans un centre de tri de San Francisco, aux États-Unis.
Un employé dans un centre de tri de San Francisco, aux États-Unis. Photo: Getty Images / Justin Sullivan

Si la consommation de plastique se poursuit au même rythme, les océans devraient contenir plus de plastique que de poissons d'ici 2050. Alors que l'ONU vient de tirer la sonnette d'alarme, les grandes villes québécoises n'ont toujours pas de règlement sur l'eau embouteillée. Coup d'œil sur trois mesures qui pourraient les inspirer.

Un texte de Charles D'Amboise


Des spectateurs du tournoi de Winbeldon remplissent leurs bouteilles d'eau. Des spectateurs du tournoi de Winbeldon remplissent leurs bouteilles d'eau. Photo : AFP/Getty Images / ADRIAN DENNIS

Renaissance des fontaines d’eau à Londres

En poste depuis l’an dernier, le maire de Londres, Sadiq Khan, compte s’attaquer au fléau des bouteilles de plastique à usage unique. Son idée? Multiplier les fontaines d’eau dans les lieux stratégiques de la capitale.

À l’époque victorienne, Londres comptait de nombreuses fontaines publiques, mais celles-ci ont disparu, probablement en raison de compressions budgétaires.

Le nouveau maire invite les commerçants à participer à ce plan pour rendre l’eau du robinet plus accessible.

Selon un récent sondage dévoilé par le quotidien The Guardian, 59 % des Britanniques se disent prêts à réutiliser leurs bouteilles en plastique si de l’eau potable est plus facilement disponible dans l’espace public.


La Ville de San Francisco a installé plusieurs stations pour remplir des bouteilles d'eau.La Ville de San Francisco a installé plusieurs stations pour remplir des bouteilles d'eau. Photo : Getty Images / Justin Sullivan

San Francisco a pris les grands moyens

Ville « zéro déchet » par excellence, San Francisco a été l’une des premières villes en Amérique du Nord à interdire la vente de bouteilles d’eau en plastique dans les lieux et événements publics, en 2015. Désormais, les vendeurs qui ne respectent pas la nouvelle loi s’exposent à une amende de 1000 $.

Cette mesure est venue s’ajouter à l'interdiction des sacs en plastique, en vigueur depuis 2007.

L’idée derrière l’interdiction des bouteilles de plastique était avant tout de redonner l’eau aux citoyens. La loi a été adoptée après que de nombreux groupes eurent fait des pressions sur les autorités municipales.

Depuis, une centaine de villes américaines ont suivi l’exemple de San Francisco. Les nouvelles mesures ont aussi été appliquées dans de nombreux parcs nationaux et dans plusieurs universités.


De l'eau embouteilléeDe l'eau embouteillée Photo : Radio-Canada

Système de consigne au Nouveau-Brunswick

La consignation des bouteilles de plastique existe depuis 1992 au Nouveau-Brunswick. « À l’époque, les bouteilles d’eau étaient beaucoup moins populaires qu’aujourd’hui », note Marc-André Chiasson, porte-parole du ministère de l’Environnement de la province. Selon lui, la consignation réduit grandement le nombre de contenants qui sont jetés.

Depuis une dizaine d’années, la consommation de bouteilles a monté en flèche, si bien que 291 millions de bouteilles ont été recueillies l’an dernier. Pour cette même période, 76 % des contenants qui pouvaient être consignés l’ont été, selon les chiffres du Ministère.

Il y a toutefois un bémol en ce qui concerne la récupération des contenants en plastique : le remboursement n’équivaut pas au montant de la consigne… Malgré une consigne de 10 cents à l’achat, les consommateurs bénéficient d’un remboursement de 5 cents au retour. Ce règlement s’applique autant aux bouteilles en vitre qu’à celles en plastique, mais il exclut les contenants de plus de cinq litres.

Environnement