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Le spectre de la fermeture de certains hôpitaux inquiète le Manitoba rural

Une rue du village de Saint-Claude au Manitoba.

À Saint-Claude, depuis la fermeture des services d'urgence, il y a plus de dix ans, les patients doivent se rendre aux hôpitaux de Treherne ou de Notre-Dame-de-Lourdes.

Photo : Radio-Canada / André Dalencour

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le premier ministre Pallister a indiqué jeudi que certains hôpitaux au Manitoba rural pourraient fermer l'an prochain ou être convertis en centres de soins personnels. La nouvelle n'est pas passée inaperçue auprès de certains résidents de communautés francophones qui ne cachent pas leur inquiétude.

À Saint-Pierre-Jolys, Edmond Labossière dit que la communauté est déjà préoccupée par le sort de l'hôpital local depuis la fermeture des urgences la nuit. Il affirme que le personnel médical change aussi souvent depuis quelques années.

M. Labossière craint que ces facteurs soient pris en compte par les autorités provinciales.

Malgré tout, il estime qu'il serait malheureux de voir l'établissement fermer ses portes.

« C'est le seul hôpital qui est sur la route 59 à partir de la frontière américaine jusqu'à Winnipeg, alors ce serait quand même intéressant s'ils pouvaient garder ça comme un milieu hospitalier », espère-t-il.

À Saint-Claude, Joanne Gilbraith partage cette inquiétude.

La résidente dit que depuis la fermeture des services d'urgence, il y a plus de dix ans, les patients doivent se rendre aux hôpitaux de Treherne ou de Notre-Dame-de-Lourdes.

Selon elle, si l'un de ces établissements venait à fermer ses portes, la situation serait difficile pour les résidents de Saint-Claude.

« Ça va être des services perdus dans une communauté ou l'autre et aussi pour les communautés alentour », note Joanne Gilbraith.

Si la crainte existe également à Notre-Dame-de-Lourdes, elle est moins aigue, selon la résidente Diane Bazin. Elle pense que l'hôpital local a de nombreux atouts qui jouent en sa faveur.

« Le fait d'avoir le personnel et les services disponibles dans les deux langues, tout est à la fine pointe, c'est sûrement du côté positif », veut croire Diane Bazin.

Le centre de santé de Notre-Dame-de-Lourdes a ouvert ses portes en avril dernier, un autre atout de taille, selon elle.

Avec des informations d'Abdoulaye Cissoko

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