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Le Brexit entre dans sa deuxième phase

Le négociateur en chef du Brexit pour l'Union européenne, Michel Barnier
Le négociateur en chef du Brexit pour l'Union européenne (UE), Michel Barnier, participe à une table ronde lors du deuxième jour du sommet des dirigeants de l'UE, à Bruxelles. Photo: Reuters / Phil Noble
Radio-Canada

Les 27 dirigeants de l'Union européenne (UE) ont donné leur accord, vendredi, pour passer à la deuxième phase des négociations du Brexit avec le Royaume-Uni, ouvrant ainsi la voie aux discussions sur la future relation entre les deux parties.

Les discussions de cette deuxième phase, qui devraient commencer en janvier, porteront notamment sur le commerce et la sécurité.

Elles débuteront par des pourparlers sur une période de transition de deux ans qui suivra la date d'effet du retrait britannique, prévue le 29 mars 2019. Lors de cette parenthèse, le Royaume-Uni devra continuer d'appliquer les règles européennes sans participer « à la prise de décision » au sein de l'UE, selon le texte adopté vendredi.

« La deuxième phase sera considérablement plus difficile, et la première était très difficile », a commenté le président du Conseil européen, Donald Tusk.

Il s'agit d'une étape importante sur la voie d'une sortie paisible et ordonnée de l'Union européenne et pour la construction d'un nouveau partenariat.

La première ministre Theresa May

Selon le négociateur en chef du Brexit pour l'UE, Michel Barnier, l'Union européenne veut travailler sur un accord commercial avec le Royaume-Uni sur le modèle de celui conclu avec le Canada.

Quant au Royaume-Uni, il dit qu'il ne veut pas d'un accord commercial calqué sur un modèle déjà existant. David Davis, le ministre chargé de gérer le Brexit, propose un accord « Canada plus plus plus ».

L'accord entre l'UE et le Canada a nécessité une négociation de sept ans.

Les dossiers liés à la séparation approuvés

L’UE a également validé les « progrès suffisants » réalisés sur les dossiers strictement liés à la séparation, qui ont fait l’objet des premières discussions, conclues la semaine dernière : le sort des citoyens expatriés après le divorce, l'avenir de la frontière entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord et le règlement financier du Brexit.

Selon les termes de cette entente, après le Brexit, les citoyens de l'UE qui vivent au Royaume-Uni, ou à l'inverse, les Britanniques qui vivent sur le territoire de l'UE, pourront continuer de vivre, de travailler et d'étudier librement, selon les mêmes règles que maintenant et dans le pays de leur choix.

Il a aussi été décidé qu'aucune frontière ne sera établie entre la province d’Irlande du Nord et l'Irlande, pays qui demeure au sein de l'UE. Les négociations vont toutefois continuer sur ce point, puisqu'on ignore pour le moment comment le tout fonctionnera.

Et pour ce qui est du partage des dettes et des actifs entre les deux parties, les Britanniques devront verser entre 60 et 68 milliards de dollars à l'UE.

Avec les informations de Agence France-Presse, et BBC

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