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Vers des amendes beaucoup plus salées pour les braconniers

Une femelle orignal accompagné de son veau dans le parc national de la Gaspésie.

Une femelle orignal accompagnée de son veau dans le parc national de la Gaspésie.

Photo : Radio-Canada / Léa Beauchesne

Radio-Canada

Les amendes pour un seul acte de braconnage pourraient atteindre 37 500 $ en cas de récidive. De quoi y penser deux fois avant d'abattre une bête illégalement.

Un texte de Léa Beauchesne

Cette modification fait partie du projet de loi 161 présenté la semaine dernière par Québec afin de mettre à jour la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune.

L’augmentation des amendes est partie prenante de ces changements. Ces sommes vont pour la plupart doubler si le projet de loi est adopté.

Par exemple, pour une première infraction de braconnage de gros gibier, le contrevenant recevrait une facture minimale de 2500 $ plutôt que de 1825 $. Le prix maximal pour une première offense serait de 12 500 $.

En cas de récidive dans les cinq années suivantes, le chasseur pourrait recevoir une amende atteignant 37 500 $.

Ces amendes s’appliqueraient autant à un chasseur qui blesserait volontairement un animal qu’à un autre qui dépasserait la quantité de bêtes déterminée par le règlement.

Agente de la protection de la faune avec de la viande placée sous vide.

Une partie de la viande saisie mercredi matin en Mauricie.

Photo : Radio-Canada / Yoann Dénécé

Plus de pouvoir pour les agents de la faune

Avec cette modernisation du règlement, les agents de la faune obtiendraient davantage de pouvoir.

Ils pourraient entre autres réaliser des enregistrements sonores ou visuels dans le cadre de leurs investigations.

Les agents pourraient même demander à un juge l’autorisation de pénétrer sur des terres privées et d’utiliser un dispositif de repérage par système de localisation GPS, afin de détecter diverses activités de braconnage.

Un orignal.

Environ 80 % de ces terres des prairies ont été détruites en raison du développement, selon Conservation de la nature Canada.

Photo : Mike Dembeck

La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs salue l’ouverture du projet de règlement quant à la mise à mort de gibier blessé à la chasse. Selon la Fédération, « ceci devrait donner un atout intéressant aux chasseurs lorsqu’ils doivent achever leur gibier. Cet aspect devrait aussi améliorer les activités de recherche de gibier qui se déroulent à l’aide de chiens de sang. »

L'organisation accueille également favorablement l’augmentation des amendes pour les offenses graves.

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Faune et flore