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L'éducation sexuelle obligatoire à l'école déjà mise à l'essai en Outaouais

Des cartables et des livres sont posés sur une table dans une classe avec des élèves autour dont on ne voit pas le visage
Classe de secondaire Photo: Radio-Canada

Québec lancera en septembre prochain un programme d'éducation sexuelle dans les écoles primaires et secondaires déjà mis à l'essai en Outaouais.

Dès la rentrée scolaire de 2018-2019, les élèves de la première année du primaire, jusqu'à la cinquième année du secondaire, participeront à des activités d'éducation sexuelle de toutes sortes, déterminées en fonction de leur âge et de leur développement. Ces activités pourront totaliser de cinq à 15 heures par année.

Mais pour au moins huit écoles en Outaouais, il ne s'agit pas d'une nouvelle.

À la Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais (CSPO), l'école primaire Saint-Paul, et les écoles secondaires des Lacs, Grande-Rivières, de l'Île et Mont-Bleu offrent déjà des activités d'éducation sexuelle. C'est également le cas aux écoles secondaires Sacré-Cœur et Sieur-de-Coulonge de la Commission scolaire des Hauts-Bois-de-l'Outaouais (CSHBO), et à son école primaire secondaire La Cité étudiante de la Haute-Gatineau.

Ces écoles font partie des 200 établissements qui participent déjà depuis septembre à un projet pilote du ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur (MEES).

Déception chez les enseignants

Le syndicat de l'enseignement de l'Outaouais déplore la rapidité avec laquelle le ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Sébastien Proulx, agit.

Les enseignants n'ont pas encore reçu la formation nécessaire, le matériel n'est pas prêt, donc on est inquiet de la façon dont le ministre agit présentement.

Suzanne Tremblay, présidente, Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais

Mme Tremblay souligne que les enseignants auraient également préféré des cours complets, inclus dans le cursus scolaire.

« Ça va être saupoudré », craint Suzanne Tremblay. « On sait que ça va être les enseignants, mais au secondaire quel enseignant va être dispensé de cet enseignement là, on ne le sait pas ».

À la CSPO, le directeur du Service des ressources éducatives, Stéphane Lacasse, indique que les enseignants sont mis à contribution, mais d'autres professionnels aussi.

« Il y a aussi les autres types de professionnels, les animateurs à la vie spirituelle et à l'engagement communautaire, les psychologues », explique M. Lacasse. « Il y a aussi à l'externe, ce qui vient du service de la santé, au niveau du Centre intégré de services de santé et de services sociaux de l'Outaouais, aussi des organismes communautaires, comme le Centre Mechtilde, qui sont venus travailler dans nos écoles pour certains volets ».

M. Lacasse souligne que les parents seront informés sur ce nouvel enseignement via le conseil d'établissement de chaque école.

« S'il y a des parents [qui ont des préoccupations], je pense qu'il va falloir le gérer individuellement, voir les situations et regarder de quelles façons [on peut répondre] », dit-il, ajoutant que l'éducation à la sexualité est toutefois un programme prescriptif.

Le MEES laissera aux écoles le soin de déterminer qui offrira ces ateliers d'éducation sexuelle obligatoires, dès l'automne prochain.

Avec les informations de Laurie Trudel

Ottawa-Gatineau

Éducation