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Les ingénieurs de l'État appuient l'entente de principe à 92 %

Piquet de grève des ingénieurs
Les ingénieurs du gouvernement ont fait la grève au printemps dernier. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le conflit entre Québec et les 1400 ingénieurs de l'État tire à sa fin. Les ingénieurs ont voté à 92 % en faveur de l'entente de principe conclue in extremis le 16 novembre dernier.

Leur syndicat, l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ), précise que cet appui a été rendu possible grâce à la création d'un comité indépendant qui devra évaluer la valeur de l'expertise interne.

« Quoique les membres ne soient pas pleinement satisfaits de cette entente, ils comprennent que c'est un pas dans la bonne direction. Le message des membres est clair : il faudra mettre l'emphase, dans la prochaine année, sur le comité portant sur l'expertise, l'attraction et la rétention des ingénieurs dans la fonction publique. Avec un budget adéquat et un président crédible, nous sommes convaincus que le comité pourra faire partie de la solution pour reconstruire l'expertise du gouvernement et atteindre la pleine reconnaissance de la valeur de l'ingénieur au sein de l'État », a déclaré le président de l'APIGQ, Marc-André Martin.

Les ingénieurs de l'État québécois réclamaient que Québec embauche davantage et offre de meilleurs salaires pour lutter contre l'exode du personnel et de l'expertise vers le privé.

Le syndicat affirmait qu'un rattrapage était nécessaire pour préserver les compétences des ingénieurs au sein de la fonction publique, comme le recommandait par ailleurs la commission Charbonneau.

À Québec, Pierre Arcand, ministre responsable de l'Administration gouvernementale et de la Révision permanente des programmes et président du Conseil du Trésor, a réagi avec enthousiasme au résultat du vote des ingénieurs.

« Nous sommes très satisfaits et heureux d'apprendre que les ingénieures et ingénieurs ont entériné majoritairement l'entente négociée entre les parties, a-t-il dit. C'est une preuve que lorsque chaque partie négocie avec conviction et bonne foi, il est possible d'en arriver à une entente. »

Il aura fallu 36 mois de négociation, de nombreuses manifestations et la menace d'une loi spéciale pour réussir à renouveler la convention collective qui lie l'APIGQ et le gouvernement.

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