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L’envol des vins canadiens au début des années 1980

Grappe de raisins dans une vigne qui servira à faire du vin blanc.

Vignoble canadien en 1980

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les viticulteurs canadiens offrent de plus en plus de vins de qualité, pour le plus grand plaisir des papilles gustatives des consommateurs. Malgré tout, les préjugés persistent. Saviez-vous qu'au début des années 1980, nos journalistes s'intéressaient déjà à cet essor?

Les conditions climatiques hostiles, la prohibition, les contraintes imposées à la commercialisation sont des obstacles à l’expansion de l’industrie viticole au pays. Tout de même, au début des années 1970, la vente des bouteilles de vin augmente. Au Québec, la ferveur populaire se manifeste lorsque les épiceries commencent à commercialiser cette boisson alcoolisée.

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Téléjournal, 1er octobre 1980

Au Téléjournal du 1er octobre 1980, en pleine période des vendanges, le présentateur Michel Benoît parle d’une année prometteuse pour le vin canadien. Dans son reportage, le journaliste Réal D’Amours explique que l’industrie vinicole au pays s’accélère depuis une dizaine d’années. Les hectares consacrés à la culture de la vigne ne cessent de s’accroître.

Comme nul n’est prophète dans son pays, le vin canadien demeure pour plusieurs un grand méconnu, qui aurait avantage à se faire découvrir.

Le journaliste Réal D’Amours

Produire un vin authentiquement québécois

Le vin du Québec pâtit d’une réputation peu enviable. « Pour certains, c’est de la piquette », affirme Pierre Maisonneuve au bulletin de nouvelles Ce soir du 14 octobre 1982. Le présentateur explique que les vins identifiés québécois sont fabriqués avec des raisins ou des concentrés venant d’Europe, ou de la Californie.

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Ce soir, 14 octobre 1982

Le vin conçu à partir de raisins mûris au Québec existe à l’époque, mais n’est pas commercialisé. Dans son reportage, le journaliste Laurent Bégin part à la rencontre de producteurs et de spécialistes. En entrevue, l’agronome Justin E. Neault parle de trois variétés de vignes adaptées au climat québécois : l’Eona, le Minnesota 78 et le Maréchal-Foch. Ces cépages plaisent au sommelier Jules-François Roiseux qui se prête à l’exercice de dégustation.

Il faudra attendre jusqu’en 1987 pour que l’Association des vignerons du Québec (AVQ) voit le jour. En 2002, la Société des alcools du Québec (SAQ) commence à vendre des vins québécois, à côté des crus nationaux et des vins étrangers. Ces produits du Québec apparaissent sur les tablettes des supermarchés et des dépanneurs seulement en 2016, pour les célébrations de la fin d’année.

Le succès du vin ontarien

À l’émission Hebdo dimanche du 7 novembre 1982, la présentatrice Louise Arcand explique que plusieurs entrepreneurs d’Ontario et de Colombie-Britannique se sont lancés dans la production de vin. En effet, à l’instar des vignes de l’ouest du pays, les cépages hybrides des vignobles ontariens ont été arrachés et remplacés par des cépages français. Cette restructuration marque un tournant décisif dans l’industrie vinicole. Le cap est mis sur une production de qualité.

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Hebdo dimanche, 7 novembre 1982

En 1982, le journaliste Pierre Granger se rend au Festival du raisin de Niagara, une région reconnue pour son climat. En faisant le portait de l’industrie du vin en Ontario, le journaliste rencontre Paul Bosc, fondateur du Château des Charmes. Inauguré en 1978, ce vignoble est un des premiers à planter une espèce française en Ontario, la vitis vinifera.

Les vignes de la péninsule de Niagara en font la principale région viticole du pays. « Nous avons une région qui pourrait être comparée à la Bourgogne », affirme Paul Bosc.

Le vin au Québec

  • Au début du 20e siècle, le Canada tombe sous le joug de la prohibition. Dès 1916, les provinces canadiennes interdisent progressivement la commercialisation des boissons alcoolisées, à l'exception du Québec qui tolère le commerce du vin, de la bière et du cidre.
  • En 1921, l'entrée en vigueur de la Loi sur les boissons alcooliques étatise la vente de boissons alcoolisées au Québec et crée la Commission des liqueurs du Québec. Parallèlement, un bureau est ouvert à Paris afin de faciliter l'importation de vins français.
  • L'engouement pour la culture du vin au Québec a pris son ampleur lors de l'Exposition universelle de 1967, à Montréal. Vitrine sans précédent pour faire connaître et découvrir le vin local aux Québécois mais aussi aux touristes venus des quatre coins de la planète, l'Expo 67 est une plateforme incomparable pour sa distribution et sa commercialisation.
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