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Bombardier dit être près de l'équilibre dans son plan de redressement

Bombardier est le principal employeur en Irlande du Nord avec son usine de Belfast, où travaillent quelque 4200 personnes.
Bombardier est le principal employeur en Irlande du Nord avec son usine de Belfast, où travaillent quelque 4200 personnes. Photo: Reuters / Clodagh Kilcoyne
Presse canadienne

Après des années de résultats décevants et de mises à pied, Bombardier affirme être près de l'équilibre au coeur du plan de redressement de ses finances pour 2020.

« Nous y sommes pratiquement », a affirmé le directeur financier John Di Bert, jeudi, à New York, lors de la journée des investisseurs.

Il a affirmé que l'entreprise surfait avec l'équilibre cette année, et que l'année prochaine devrait livrer des bénéfices importants par action.

« Je crois que le redressement est vraiment à portée de main », a affirmé le directeur financier.

Bombardier affirme être sur les rails pour respecter les objectifs de son redressement sur cinq ans d'ici 2020, alors que les divisions de l'aéronautique et du transport ferroviaire devraient générer des revenus et des profits accrus.

Le chef de la direction, Alain Bellemare, a affirmé aux investisseurs à New York que le géant des transports anticipe une trajectoire solide de croissance, puisque les dépenses principales pour développer la C Series et les avions d'affaires Global 7000 tirent à leur fin.

« La transformation de Bombardier est bien enclenchée et avec le cycle important d'investissements venant à terme, nous avons les assises nécessaires en place pour générer une croissance rentable pour les années à venir », a-t-il affirmé aux analystes.

M. Bellemare a soutenu que l'entreprise s'attardait principalement à lancer le nouveau Global 7000 sur le marché l'an prochain et à clôturer la coentreprise sur la C Series avec Airbus. Après cela, il a dit être ouvert à des alliances stratégiques dans toutes les sphères d'activités.

« La bonne nouvelle est que nous ne sommes pas pressés par le temps », a-t-il ajouté.

Bombardier estime que ses revenus devraient osciller entre 21 et 22 milliards de dollars en 2018, ce qui s'avère sous les attentes des analystes.

En dévoilant ses prévisions dans le cadre de sa journée des investisseurs, l'entreprise québécoise a dit que sa prévision représentait une croissance de plus d'un milliard de dollars par rapport à 2017.

Toutefois, les analystes sondés par Thomson Reuters tablaient sur un chiffre d'affaires d'environ 23,5 milliards de dollars.

Selon le constructeur d'avions et de trains, les recettes devraient être notamment stimulées par d'importants contrats au sein de sa division de matériel roulant ainsi que par une hausse des livraisons d'avions C Series.

Au cours des trois prochaines années, Bombardier vise une croissance de 5 milliards de dollars de son chiffre d'affaires, ce qui représente un taux de croissance annuel composé de 7 %.

L'entreprise a comme objectif d'améliorer les flux de trésorerie par environ 1,2 milliard pour atteindre l'équilibre en 2018 et générer entre 958 millions et 1,2 milliard en liquidités en 2020.

Des analystes ont affirmé que les perspectives mises à jour étaient largement en phase avec leurs attentes, bien que les projections de revenus soient plus faibles que ce qu'ils avaient anticipé.

Seth Seifman, de J.P. Morgan, a souligné que les livraisons de jets d'affaires devraient demeurer stables l'an prochain, à environ 135 appareils, mais des questions demeurent sur l'avenir de la division des avions commerciaux, étant donné des livraisons moindres que prévu des CRJ et du Q400 et l'entente avec Airbus sur la C Series.

Dans sa division des avions commerciaux, la multinationale prévoit livrer environ 40 C Series et 35 CRJ et Q400 en 2018.

Benoît Poirier, de Desjardins Marché des capitaux, a affirmé que les revenus plus faibles projetés pour l'an prochain étaient largement attribuables aux livraisons moindres d'avions.

Au cours de la dernière année, Bombardier a conclu une entente avec Airbus prévoyant que l'avionneur européen devienne l'actionnaire majoritaire du programme de la C Series sans avoir à verser un sou.

En contrepartie, la société québécoise pourra notamment miser sur la force de vente du géant européen afin de convaincre des compagnies aériennes d'acheter sa nouvelle famille d'avions.

À la Bourse de Toronto, jeudi, l'action de Bombardier a glissé de six cents, ou près de 2 %, à 3,07 $.

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