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Enquête Mâchurer : « Soyez patients, ça va être payant », dit Robert Lafrenière

Entrevue avec Robert Lafrenière
Radio-Canada

L'année 2017 a été mouvementée, voire controversée pour l'Unité permanente anticorruption (UPAC). Des fuites de documents, un climat de travail difficile, la démission d'un haut gradé et des enquêtes qui progressent lentement ont soulevé des questions sur la gestion de l'unité. Son grand patron, Robert Lafrenière, affirme qu'il est toujours l'homme de la situation et demande qu'on lui fasse confiance. Nous l'avons rencontré dans son bureau du quartier général de l'UPAC à Montréal. Compte rendu de l'entrevue en six citations.

Un texte de Sébastien Bovet

Son intégrité

« On peut constater que ça a brassé depuis quelques mois. Je me suis tenu debout. Mon équipe est derrière moi. Moi, je suis encore très confortable. Ce n’est pas une job facile. Si tout le monde m’aimait, c’est parce que tout le monde me prendrait pour une valise Samsonite. Je vais continuer tant que je vais pouvoir. Ça m’achale [quand on remet en question mon intégrité]. »

La politique

« Que les gens fassent de la politique sur le dos du commissaire ou sur le dos de l’UPAC, je trouve ça vraiment déplorable, mais vraiment déplorable. »

« Je leur dis [aux politiciens] d’avoir confiance en l’UPAC, peu importe leur parti, peu importe leur allégeance politique. Nous, on ne catégorise pas nos bandits par option politique ou par degré dans la société. Un bandit c’est un bandit, une fraude c’est une fraude, un citoyen floué c’est un citoyen floué. »

Enquête Mâchurer

« Ce sont des choses qui sont longues. Moi, je demande aux citoyens : soyez patients. Dites-vous bien qu’on est actif dans Mâchurer, on a 300 témoins et plus qui ont été rencontrés. Mais on fait pas une parade quand on fait des actions dans Mâchurer. On dit aux gens : soyez patients, ça va être payant. »

Robert Lafrenière refuse toutefois de dire si Jean Charest ou Marc Bibeau ont été interrogés.

Sur de possibles arrestations et accusations : « Je suis optimiste de nature, mais je ne mets pas de date. »

Climat de travail

« En bon gestionnaire, on a pris le taureau par les cornes. Pour nous, dans le moment, ça va beaucoup mieux, ça allait plus mal en 2016. L’enquête sur les fuites a fait en sorte que l’air a été très purifié. »

Les fuites

« Il peut y avoir plusieurs motivations. Faire achopper une enquête [même à l’interne], achopper des procédures judiciaires, de la vengeance envers certains individus, nuire à l’UPAC, il y a des gens qui, depuis 2011, tentent de nuire à l’UPAC et essaient aussi d’avoir la tête du commissaire, c’est clair. »

Liens familiaux

Sur le fait que son gendre est directeur général de la Sûreté du Québec (SQ) et que ses deux enfants sont policiers à la SQ :

« Mes enfants, je pense, ont un talent, ils ont eu des promotions alors que je n’étais plus à la Sûreté du Québec. Moi, je n’ai pas marié Martin Prud’homme [DG de la SQ], c’est ma fille qui l’a marié. Autour de la table de Noël, on a beaucoup de plaisir à parler de sport, d’entraînement, à parler des petits enfants. Ça fait un peu film, ça fait un peu famille Kennedy, la famille Lafrenière-Prud’homme qui fait de la sécurité publique, voyons donc. On est tellement surveillé, on a tellement de redditions de comptes. »

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