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Trois syndicats quittent le comité de lutte contre les violences sexuelles de l’UQO

Le campus Alexandre-Taché de l'Université du Québec en Outaouais (UQO), à Gatineau.

Le campus Alexandre-Taché de l'Université du Québec en Outaouais (UQO), à Gatineau.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les syndicats des professeurs, des chargés de cours et des étudiants salariés de l'Université du Québec en Outaouais (UQO) se retirent du Comité consultatif pour une communauté exempte de harcèlement, de violence et d'agression à caractère sexuel. Ces derniers dénoncent des problèmes de transparence et de représentativité au sein du comité.

Le comité a été mis sur pied en octobre 2016 à la suite d'une activité organisée par l'équipe des Jeux de la communication de l'UQO qui a semé la controverse au sein de l'établissement en raison de son contenu à caractère sexuel.

Les représentants syndicaux occupaient six des 23 sièges au comité. Selon la présidente du syndicat des chargés de cours, Marie-Josée Bourget, il y a d’abord un problème dans le processus de représentation au sein du comité.

« Il y a des professeurs qui ont été élus par leur syndicat, d’autres qui ont été nommés par la haute direction. Pour les chargés de cours, les gens ont été élus et pour les étudiants salariés eux, il y a une personne qui a été élue, mais les autres elles ont été choisies par la direction », explique-t-elle.

La direction de l'université s’est dite surprise de cette prise de position, tout en soulignant que le comité poursuivra son travail.

« Notre façon de fonctionner, c’est de faire un appel à candidatures par différente catégorie d’employés. Voilà, il n’y a rien d’opaque dans ce processus-là, et les syndicats ont aussi leur place et c’est eux qui délèguent leurs représentants », affirme la vice-rectrice à l’enseignement et à la recherche, Sylvie de Grosbois.

Les trois syndicats soulèvent aussi des problèmes d’iniquités salariales entre les membres du comité, comme le fait que les étudiants salariés ne touchent aucune rémunération pour leur travail au sein du comité.

Les organisations syndicales estiment également que la prise de décision et les consultations manquent de transparence puisque « les membres du comité sont tenus de garder les discussions du comité et sa composition secrètes », peut-on lire dans un communiqué du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQO.

Malgré leur retrait, les syndicats n’écartent pas un possible retour à la table si la direction leur fournit des garanties.

Avec les informations de Godefroy Macaire Chabi

Ottawa-Gatineau

Société