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La pilule abortive gratuite disponible au Québec dès vendredi

Une personne tient deux bouteilles de Mifegymiso dans sa main.

Le Mifegymiso, mieux connu sous le nom de pilule abortive RU-486.

Photo : Charlie Neibergall

Radio-Canada

Les Québécoises qui souhaitent mettre fin à une grossesse de neuf semaines ou moins pourront, dès vendredi, obtenir la pilule abortive sans frais. Elles pourront se procurer le médicament dans les pharmacies, ou encore par l'entremise d'un médecin.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, a indiqué mercredi que le guide de pratiques pour l’administration de la pilule abortive est terminé, et que le programme provincial, annoncé en juillet dernier, entrera en vigueur le 15 décembre.

Le gouvernement québécois financera la pilule RU-486, commercialisée sous le nom de Myfegymiso par la compagnie Celopharma.

La pilule sera remboursée en vertu d'un programme de la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ).

Selon le ministre Barrette, les pharmaciens sont « prêts à recevoir les prescriptions » et « n’ont aucun problème d’approvisionnement ».

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, lors d'un point de presse le 13 décembre 2017.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, annonce que la pilule abortive gratuite sera disponible dès le 15 décembre au Québec.

Photo : Radio-Canada

En plus du Québec, quatre autres provinces offrent déjà ou offriront bientôt l'avortement médical gratuit au moyen de la pilule abortive. Il s’agit de l’Alberta, de l’Ontario, du Manitoba et du Nouveau-Brunswick.

Le Myfegymiso

Le Myfegymiso peut être utilisé pour interrompre une grossesse de neuf semaines ou moins. Il doit être administré dans les 63 premiers jours de la grossesse.

Il ne s'agit pas de « la pilule du lendemain », a tenu à préciser le ministre Barrette mercredi.

« C’est un médicament qui sera administré après qu’il y aura eu un consentement de la part de la patiente, soutient Gaétan Barrette, en ce sens qu’un médecin devrait être consulté, pour qu’il y ait un conseil qui soit fait en bonne et due forme […] pour évaluer les possibilités, l’option pharmacologique versus l’option chirurgicale. »

Santé Canada a approuvé en juillet 2015 ce médicament utilisé dans une soixantaine de pays, dont la France et les États-Unis..

Le gouvernement du Québec a d'ailleurs demandé à l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESS) un avis sur cette pilule abortive.

Les coûts

La pilule abortive Myfegymiso coûte en moyenne un peu moins cher qu'un avortement chirurgical.

Le coût de la pilule abortive se situe entre 300 $ et 400 $, alors qu'un avortement médical requiert du personnel médical, une intervention chirurgicale et un séjour à l'hôpital.

Le ministre Barrette précise qu’il y aura une prise en charge de la patiente et un suivi en cas d’éventuelles complications.

Interrogé à savoir si un médecin peut tenter de dissuader une patiente lors d’une consultation, le ministre a répondu « non ».

« Il ne peut pas faire ça, dit-il. Il doit avoir une consultation avec la patiente pour l’informer des possibilités, selon le choix de la personne. »

Le médecin doit aussi s’assurer dans sa consultation que la femme, que la patiente, ne subit pas de pressions externes.

Gaétan Barrette, ministre de la Santé et des Services sociaux

Tous les médecins du Québec qui prescriront le médicament doivent avoir une formation de base obligatoire, a indiqué le ministre.

Par ailleurs, une femme qui entreprend le processus d’avortement médical doit obligatoirement passer une échographie, afin de s'assurer précisément du stade de sa grossesse.

Le coût de l’échographie requise est aussi couvert par le programme d’accès universel.

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