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  • Archives
  • Le Chaînon, une histoire de solidarité

    Photo en noir et blanc d'Yvonne Maisonneuve, cuisinant aux côtés d'une jeune fille et de trois enfants

    Photo de la fondatrice de l'organisme Le Chaînon, Yvonne Maisonneuve, tirée d'un reportage de Second Regard du 12 janvier 2014

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Il y a 85 ans, un premier refuge pour femmes en difficulté ouvrait à Montréal. Révolutionnaire à l'époque, Le Chaînon est aujourd'hui une institution. De nos archives, retrouvez quelques personnalités qui ont permis à l'organisme de traverser le temps.

    En 1932, c’est en pleine crise économique qu’Yvonne Maisonneuve fonde un foyer d’accueil pour jeunes filles. Elle souhaite ainsi offrir le gîte à de jeunes chômeuses ou à des femmes qui ont quitté leur foyer.

    Précédemment, un groupe de dames charitables montréalaises s’était formé pour venir en aide financièrement à ces jeunes filles. Yvonne Maisonneuve les convainc que c’est un hébergement qu’il faut mettre en place.

    Dès le départ, son organisation est laïque et repose essentiellement sur des bienfaiteurs. D’abord vue d’un mauvais œil par l’Église, l’œuvre réussit à faire sa place par la détermination de sa fondatrice. Son premier grand allié sera le cardinal Paul-Émile Léger qui donne son assentiment à cette cause juste et importante.

    Depuis, l’organisme doit sa survie au soutien de personnalités et à l’implication de ses bénévoles. Parmi eux, des « associées » qui ont consacré leur vie au Chaînon et qui ne sont pourtant pas des religieuses.

    Yvon Deschamps, un ami du Chaînon

    Au jour le jour, 15 septembre 1983

    C’est fabuleux Le Chaînon, c’est quelque chose qui n’existe nulle part ailleurs […] C’est un endroit où on trouve beaucoup de chaleur, de compréhension et d’amour.

    Yvon Deschamps

    En 1983, il y a déjà plus de dix ans qu'Yvon Deschamps s’est « accroché les pieds » au Chaînon. À l’émission Au jour le jour, l’humoriste confie à l’animatrice Ghislaine Paradis qu’il aime s’impliquer durablement dans des causes auxquelles il croit.

    Il est accompagné de Chantal Kurtness, une autre amie du Chaînon. Autrefois bénéficiaire des services de l’organisme, elle a choisi par la suite d’y œuvrer comme bénévole. Tous deux se retrouvent chaque année au Chaînon à l’occasion du Jour de l’An.

    Judi Richards, faire du bien à travers le Chaînon

    Maisonneuve à l’écoute, 25 septembre 2000

    À l’émission Maisonneuve à l’écoute du 25 septembre 2000, Judi Richards explique à son tour comment elle a trouvé sa place dans l’organisation. La chanteuse vient de produire un grand spectacle-bénéfice suite à l’incendie du magasin du Chaînon.

    « Faire un bi » est sa principale motivation. Elle raconte à Pierre Maisonneuve son premier contact avec Le Chaînon et le moment où elle a compris qu’elle pouvait faire partie de quelque chose qui fait du bien. Elle revient aussi sur la solidarité entre femmes, une signature du Chaînon depuis sa fondation.

    Le don de soi des associées du Chaînon

    Second Regard, 12 janvier 2014

    Au lieu de la vie religieuse, ces femmes ont choisi de devenir ce qu’on appelle ici les associées

    À l’émission Second Regard du 12 janvier 2014, le journaliste Claude Labbé dresse un portrait de ces femmes, les associées, qui ont consacré leur vie au Chaînon.

    Dans les années 50, elles sont entrées au service du Chaînon à 17, 20, 23 ans. Elles répondaient à l’appel de la fondatrice Yvonne Maisonneuve qui cherchait des femmes laïques pour la soutenir et s’investir entièrement dans sa mission d’entraide. Un engagement qui était définitif.

    Dans ce reportage, elles témoignent de cet engagement. Chacune d’elles a prononcé des vœux, renonçant à une vie de famille et à une vie professionnelle. Certaines vivaient sur place, dans la maison qui abrite Le Chaînon, afin d’être totalement au service des femmes en difficulté.

    Encore aujourd’hui, bien que plus âgées, elles continuent de s’impliquer au sein de l’organisme. Certains les appellent « l’âme » du Chaînon, d’autres « la colonne vertébrale ». Dans tous les cas, leur dévouement force l’admiration.

    « Pour moi c’est plus que du bénévolat. Je n’aurais pas consacré ma vie uniquement à du bénévolat », confie l’une d’elles.

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