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Saint-Adolphe se tourne vers la Cour supérieure dans sa croisade contre Hydro-Québec

Lisette Lapointe.

L'ex-mairesse de Saint-Adolphe-d'Howard, Lisette Lapointe, participant à une manifestation devant le siège social d'Hydro-Québec, le dimanche 10 décembre 2017.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Municipalité de Saint-Adolphe-d'Howard a déposé une demande de pourvoi à la Cour Supérieure de Montréal afin de faire suspendre les travaux d'aménagement, sur son territoire, d'une ligne à haute tension par Hydro-Québec.

La requête doit être présentée au tribunal jeudi matin, mais elle a déjà été déposée par l'avocat de la Ville, Felipe Morales.

D'entrée de jeu, la Municipalité demande que la cour « annule la décision [d'Hydro-Québec] de procéder à un projet de construction d'une ligne de transmission sur le territoire de [...] Saint-Adolphe pour les motifs exposés ci-après qui démontrent que la décision est déraisonnable, car préjudiciable, capricieuse et discriminatoire ».

« Il sera démontré, poursuit-elle, que cette décision a été prise de façon précipitée en escamotant la réelle prise en compte de la solution d'enfouissement partiel présentée par [la Municipalité], laquelle est de nature à préserver le patrimoine paysager et l'économie récréotouristique de Saint-Adolphe-d'Howard. »

La petite municipalité des Laurentides explique en outre que la décision d'Hydro-Québec est « discriminatoire » en regard de l'autorisation d'enfouissement émise pour la forêt Hereford, un site similaire en Estrie qui sera épargné par le projet Northern Pass.

Une bataille qui s'éternise

Cette audition en Cour supérieure constitue une étape cruciale de la démarche menée par Saint-Adolphe-d'Howard pour obtenir l'enfouissement partiel de 10 kilomètres de la ligne à 120 kV du Grand-Brûlé – Dérivation Saint-Sauveur

Le combat des résidents contre Hydro-Québec dure depuis cinq ans. Ils ont d'ailleurs manifesté devant le siège social de la société d'État dimanche dernier, à Montréal.

L'ex-mairesse, Lisette Lapointe, était présente, même si elle ne dirige plus la destinée des Adolphins depuis les élections du 5 novembre dernier. « On n'abandonnera pas. Même sur le plan juridique, il y aura des développements très, très rapidement », avait-elle promis.

C'est le nouveau maire, Claude Charbonneau, qui se trouve désormais aux premières loges de ce combat juridique.

Hydro-Québec refuse de se plier à la demande de la Municipalité, en prétextant que l'enfouissement des lignes de transmission à Saint-Adolphe-d'Howard ferait passer les coûts du projet de 100 à 160 millions de dollars. La société d'État a d'ailleurs déjà commencé à déboiser le tracé où seront installés ses pylônes.

La Régie de l'énergie a donné son aval à Hydro-Québec en août 2016, faisant valoir que « le projet correspond à la solution de moindre impact économique et à la solution la plus avantageuse du point de vue technique ».

« Il permet également de répondre aux besoins de croissance de la clientèle de la région des Laurentides dans une perspective de long terme, de façon fiable et évolutive », avait-elle ajouté.

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