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Le projet de loi ontarien sur la revente de billets adopté

Un homme montre ses billets du dernier concert de Tragically Hip, à Kingston.

Un homme montre ses billets du dernier concert de Tragically Hip, à Kingston.

Photo : La Presse canadienne / Lars Hagberg

Radio-Canada

Le gouvernement de l'Ontario a adopté mercredi le projet de loi pour limiter la revente de billets dans la province, même si des intervenants de l'industrie du divertissement préviennent que les mesures feront grimper les prix.

La nouvelle loi bannit les robots collecteurs de billets, qui sont utilisés pour acheter en bloc une grande quantité de billets et les écouler par la suite à prix fort.

La loi limite aussi à 50 % les frais supplémentaires que pourront demander les revendeurs.

La nouvelle loi a été adoptée malgré le fait que les conservateurs et le Nouveau Parti démocratique ont voté contre.

Un effet pervers?

Le projet de loi a été déposé en partie parce que de nombreux fans du groupe canadien Tragically Hip se sont plaints de stratagèmes des revendeurs pour maximiser leurs profits sur le prix des billets du dernier spectacle du groupe.

Plusieurs intervenants du milieu préviennent toutefois que la nouvelle loi offrira moins de protection contre la fraude et ne contribuera guère à améliorer la transparence, tel que le gouvernement le promet.

Selon les dirigeants du site de revente StubHub, la limite de frais supplémentaires incitera les revendeurs à délaisser les sites sécuritaires et légitimes pour des sites plus obscurs où il n'y aurait aucune protection contre la fraude.

Dans des juridictions aux États-Unis de telles lois ont eu l’effet de faire grimper les prix et de baisser la qualité de l’offre.

Jeff Poirier, directeur général, StubHub Canada

Même son de cloche du côté d’Erin Benjamin, directeur exécutif de Music Canada Live, qui représente les vendeurs de billets, les salles de spectacle et les promoteurs. « Les partisans peuvent s'attendre à payer plus et à courir un plus grand risque d’acheter de faux billets ».

L'exemple du Québec

Le Québec n'a pas réussi à stopper la revente des billets à prix fort, malgré une loi adoptée il y a plus de cinq ans (Nouvelle fenêtre)

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L'Union des consommateurs du Québec affirme, de son côté, que ce genre de réglementation peut fonctionner à court terme, mais que les revendeurs trouvent vite des façons de la contourner.

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