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Chirurgie plastique : la disponibilité du bloc opératoire en cause

 La facade de l'hôpital de Chicoutimi, rue Saint-Valier

La facade de l'hôpital de Chicoutimi, rue Saint-Valier

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le recrutement de quatre chirurgiens plasticiens à l'hôpital de Chicoutimi risque d'être très difficile à réaliser, en raison des limites de temps des blocs opératoires de l'établissement.

C’est ce qu’a soutenu le président de l'Association des spécialistes en chirurgie plastique et esthétique du Québec (ASCPEQ), le docteur Éric Bensimon.

Il était appelé à commenter la démission annoncée du chef du département de chirurgie plastique de l’hôpital de Chicoutimi, le docteur David Boudana, pour des motifs de surcharge de travail, en raison d’un manque de plasticiens.

Il a expliqué que la direction de l’hôpital de Chicoutimi n’offre aux chirurgiens plasticiens que trois jours par semaine de disponibilité pour leur spécialité, ce qui limite le nombre d'heures qu'ils peuvent faire en chirurgie plastique.

« Au mieux à quatre médecins, vous allez les occuper trois jours par semaine. Ce n’est pas parce qu’ils ne veulent pas travailler ou qu’ils n’ont pas de patients à voir, c’est parce qu’il n’y a pas de plateau technique pour les occuper plus longtemps. »

— Une citation de  Docteur Éric Bensimon, pr.és. de l'Association des spécialistes en chirurgie plastique et esthétique du Québec

Le docteur Bensimon reconnaît qu’il est très difficile pour deux chirurgiens plasticiens de se diviser la charge de travail d’un centre hospitalier régional comme celui de Chicoutimi avec la rotation des gardes à l’urgence.

Il fait remarquer que l’hôpital de Chicoutimi n’est pas un centre hospitalier universitaire comme le CHUM à Montréal ou le CHUQ à Québec, mais plutôt un hôpital universitaire associé.

Ce statut fait en sorte que les cas plus compliqués de chirurgie plastique doivent être transférés vers les grands centres qui possèdent une expertise plus pointue dans ce domaine.

Cela a un impact direct sur le recrutement de futurs médecins spécialistes.

« Beaucoup de plasticiens vont faire une surspécialité dans le domaine comme la microchirurgie ou la chirurgie crânio-faciale. Et alors, ils vont rester travailler dans les grands centres où les pathologies sont là.  »

— Une citation de  Docteur Éric Bensimon

Le docteur Bensimon demeure tout de même optimiste, ajoutant qu'un finissant en chirurgie plastique de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal viendra pratiquer à l'hôpital de Chicoutimi d'ici la fin de l'été 2018.

Il espère que cela donnera un signal à d’autres jeunes diplômés de venir s’installer au Saguenay pour y pratiquer la chirurgie plastique.

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