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Nucléaire : Washington prêt à discuter, Pyongyang joue la surenchère

Rex Tillerson, secrétaire d'État américain, et Kim Jong-un, le dirigeant nord-coréen

Rex Tillerson, le secrétaire d'État américain, et Kim Jong-un, le dirigeant nord-coréen

Photo : Associated Press / Jacquelyn Martin et Wong Maye-E

Radio-Canada

Le changement de ton de Washington ne semble pas avoir d'effet sur la ligne maintenue par le gouvernement nord-coréen dans le dossier nucléaire. Alors que les États-Unis se disent prêts à négocier « sans conditions préalables » avec le régime de Pyongyang, Kim Jong-un entend faire de son pays la « puissance nucléaire la plus forte au monde ».

Le dirigeant nord-coréen a fait cette déclaration mardi devant des employés du programme balistique de son pays, rapporte l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA.

Plus tôt, le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson déclarait que les États-Unis étaient prêts à s'asseoir à la table des négociations avec la Corée du Nord « sans conditions préalables ».

« Il n'est pas réaliste de dire : "Nous allons discuter avec vous seulement si vous venez à la table des négociations prêts à abandonner votre programme" », a déclaré M. Tillerson lors d'une conférence de presse à Washington.

Rencontrons-nous. Nous pourrons alors ébaucher une feuille de route et préciser ce que nous sommes prêts à accomplir.

Rex Tillerson, secrétaire d'État américain

Ce discours tranche avec celui du président Donald Trump. L'administration américaine affirmait jusque-là que toute négociation ne pouvait porter que sur la dénucléarisation de la Corée du Nord.

Lundi soir, le président sud-coréen Moon Jae-in, qui se rendra jeudi à Pékin, s’est montré optimiste en affirmant que des efforts conjoints entre Séoul et le gouvernement chinois pourraient aboutir à de « bons résultats » pour amener la Corée du Nord à la table des négociations.

Lors de ce déplacement, Moon Jae-in devra également clarifier la situation sur le déploiement du système antimissile américain THAAD en Corée du Sud.

La Chine considère l'installation de ce système dans la région comme une menace.

Séoul et Pékin affirment avoir le même souci d'amener Pyongyang à renoncer à l’arme nucléaire et à arrêter ses tests de tirs de missiles balistiques.

La Corée du Nord a procédé au début septembre à un nouvel essai nucléaire, le sixième de son histoire, et testé le 29 novembre un missile balistique intercontinental d'une portée théorique de 13 000 km, susceptible d'atteindre le territoire continental des États-Unis, y compris Washington et New York.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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