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L'UQAR obtient 500 000 $ pour étudier l'efficacité des recharges de plages

Travaux de recharge de la plage de Saint-Luce (archives).
Travaux de recharge de la plage de Saint-Luce (archives) Photo: Radio-Canada / Simon Turcotte

L'Université du Québec à Rimouski (UQAR) obtient près d'un demi-million de dollars du gouvernement du Québec afin d'étudier l'évolution des plages qui ont été rechargées pour ralentir l'érosion des berges.

Le projet, qui sera piloté par la Chaire de recherche en géoscience côtière, se déroulera sur trois ans dans sept secteurs, dont Sainte-Luce, Sainte-Flavie, Sept-Îles, Rivière-Ouelle et les Îles-de-la-Madeleine.

La technique de recharge de plage consiste à faire du remplissage avec des matériaux comme du sable, du gravier et des galets pour protéger les plages des assauts du fleuve.

Pascal Bernatchez, titulaire de la Chaire de recherche en géoscience côtière de l’UQAR, explique que l’équipe de chercheurs responsables du projet fera une analyse rétrospective des sept secteurs pour déterminer si la recharge des plages est une solution efficace et, si oui, dans quelles circonstances.

On veut rédiger un guide qui va permettre [...] de pouvoir identifier les secteurs où cette solution est propice, des secteurs où ça ne l’est pas et, surtout, d’identifier les facteurs de réussite.

Pascal Bernatchez, professeur et titulaire de la Chaire de recherche en géoscience côtière de l’UQAR

Le professeur explique que la technique de recharge des plages est utilisée fréquemment en Europe depuis les années 50, particulièrement en Espagne, et depuis les années 20 aux États-Unis.

Au Québec, d’autres méthodes, comme l’enrochement et les murets, ont été davantage utilisées.

Pascal Bernatchez indique toutefois que, selon certaines études, ces deux méthodes amplifient le phénomène d’érosion et augmentent les risques d’inondation lors de tempêtes lorsqu’elles sont utilisées sur des plages. Le rechargement des plages pourrait donc constituer une méthode plus adaptée à un environnement de type côte basse sablonneuse.

D’après les renseignements de Julie Tremblay

Bas-Saint-Laurent

Environnement