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Beauport 2020 : un terminal uniquement pour les conteneurs

Le projet Beauport 2020 est évalué à 200 millions de dollars
Esquisse du projet Beauport 2020 Photo: Port de Québec
Radio-Canada

Le terminal que le Port de Québec souhaite construire dans la baie de Beauport sera entièrement dédié aux conteneurs. L'administration portuaire renonce à y entreposer du vrac solide et liquide afin de tirer profit au maximum de la profondeur du fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Québec.

Le président-directeur général du Port, Mario Girard, a présenté mardi la nouvelle vocation du projet d’agrandissement Beauport 2020 devant un parterre de gens d’affaires réunis au Château Frontenac.

Il a expliqué que la profondeur des eaux à Québec atteint 15 mètres à marée basse, ce qui permettrait à la capitale d’accueillir des navires transportant jusqu’à 10 000 conteneurs. Cet avantage géographique représente à son avis un atout pour mieux concurrencer les ports américains.

À titre comparatif, la profondeur du fleuve au port de Montréal est de 11,3 mètres à marée basse. Les infrastructures portuaires de la métropole ne lui permettent pas d’accueillir des navires transportant plus de 4500 conteneurs.

Acceptabilité sociale

Mario Girard soutient qu’il sera plus facile de faire accepter le projet d’agrandissement par la population s’il est réservé aux conteneurs, l’entreposage de vrac liquide et solide pouvant soulever des craintes liées à la pollution de l’air.

« C’est certainement plus facile, à mon point de vue, d’aller communiquer, dialoguer avec la population dans un contexte de terminal de conteneur que dans toute autre forme de manutention », soutient le pdg.

C’est une bonne nouvelle du côté environnemental. Je pense que la population va certainement être heureuse d’entendre ça.

Mario Girard, pdg du Port de Québec.

Pas de « guerre Québec-Montréal »

Le maire de Québec, Régis Labeaume, appuie la nouvelle orientation du projet d’agrandissement. Il est toutefois conscient que le Port de Québec, qui n’a plus de terminal pour conteneurs depuis 40 ans, se trouvera à concurrencer celui de Montréal.

« Je ne veux pas faire une guerre Montréal Québec. J’essaie d’éviter ça, mais c’est juste qu’un moment donné, la réalité économique existe. Alors oui ou non, on veut faire partie de l’avenir du transport maritime? Si la réponse est oui, Québec est inévitable à cause de ses conditions géographiques. »

Le Port de Québec a l’intention de soumettre son projet à l’Agence canadienne d’évaluation environnementale d’ici avril 2018. Les travaux d’agrandissement du Port sont évalués à 200 millions de dollars.

Avec les informations de Cathy Senay

Québec

Transports