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Plus de formation réclamée chez les déneigeurs résidentiels

Une déneigeuse nettoie une rue de Montréal.

Une déneigeuse nettoie une rue de Montréal.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au lendemain de la première tempête de l'hiver, des centaines de déneigeurs résidentiels vont s'affairer au volant de leur petit tracteur. La formation de ces travailleurs soulève toutefois des questions de la part de certains experts qui estiment que des accidents pourraient être évités.

Un texte de Maxime Corneau

Alain Gelly a coprésidé la Consultation québécoise sur la sécurité routière en 2017, à la suite de laquelle le Code de la sécurité routière a été réformé.

Il déplore que jamais la question des déneigeurs résidentiels n’ait été abordée lors des consultations.

« On a oublié ces gens-là! » lance-t-il.

Au Québec, le permis de conduire classique de la plupart des conducteurs, un permis de classe 5, permet de prendre le volant d’un petit tracteur muni d’une souffleuse à neige.

Les employés des entreprises de déneigement résidentiel n’ont donc pas de formation obligatoire s’ils ne prennent pas le volant d’un camion lourd.

« Ils représentent un potentiel de risque et il faut qu’ils aient les bons outils », soutient Alain Gelly. Selon lui, il serait souhaitable que ces travailleurs obtiennent un permis de classe 3, nécessaire pour la conduite d'un camion lourd.

Ce permis nécessite une formation particulière, mais réglemente aussi le nombre d’heures que peut conduire un travailleur ainsi que ses heures de repos minimales.

« Avec cette absence de formation, on peut se questionner parce que ces gens-là sont appelés à intervenir pendant de longues heures lors des tempêtes. La période de repos est-elle suffisante? » demande Alain Gelly.

Au Québec, des dizaines d’accidents impliquent chaque année des conducteurs de véhicule de déneigement. Les statistiques combinent toutefois les accidents avec des véhicules lourds et les petits tracteurs sans faire de distinction pour la classe de permis.

Le défi de la main-d’œuvre

Mario Trudeau, le directeur général de l'Association des entrepreneurs de déneigement du Québec, est bien au fait de l’absence de formation chez certains déneigeurs résidentiels.

« Je pense que tout le monde devrait avoir une classe 3 pour opérer », dit-il d’emblée.

M. Trudeau représente des entreprises qui offrent des services de déneigement commerciaux et qui doivent généralement avoir des conducteurs ayant des permis de camion lourd. Selon lui, plusieurs compagnies de déneigement résidentiel sous-estiment les défis du métier.

Ce n’est pas fait pour les jeunes enfants là! Les véhicules sont rendus puissants, la qualité est demandée, la vitesse d’exécution est demandée dans le déneigement. Il y a une tempête présentement et, ce soir, les gens vont s’attendre à sortir sur le pavage!

Mario Trudeau, directeur général Association des entrepreneurs de déneigement du Québec

M. Trudeau rappelle toutefois que les conducteurs de camions lourds sont peu nombreux sur le marché. Si l’industrie du déneigement résidentiel en venait à exiger les permis de classe 3, une pénurie de main-d’œuvre pourrait survenir selon lui.

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