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Des ambulances immobilisées au N.-B., faute de personnel

Une ambulance au Nouveau-Brunswick

Des ambulances n'ont pas pu prendre la route, faute de personnel.

Photo : ICI Radio-Canada/Michel Nogue

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des ambulances au Nouveau-Brunswick n'ont pas pu prendre la route ces dernières années, faute de personnel. Depuis trois ans, cela s'est produit 14 000 fois, selon des données fournies par Ambulance Nouveau-Brunswick. 

Cela représente 53 000 heures de service qui n'ont pas pu être offertes. La situation, loin de s'améliorer, se détériore.

La situation est plus problématique dans les régions du nord et de l'est de la province, qui sont moins densément peuplées. Les résidents se plaignent des longues attentes avant d'obtenir le service d'ambulance. Dans le Restigouche-Ouest, l'été dernier, une femme de 78 ans, inconsciente, a dû être transportée à l'hôpital sur une civière de fortune, parce que l'ambulance a mis plus de 45 minutes à arriver.

Yanick Mongeau, le président régional du Syndicat des travailleurs paramédicaux.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Yanick Mongeau, le président régional du Syndicat des travailleurs paramédicaux.

Photo : Radio-Canada

Au Syndicat des travailleurs paramédicaux du Nouveau-Brunswick, personne n'est surpris. « Ça fait des années, depuis la conception d'Ambulance Nouveau-Brunswick, qu'on sait qu'il y a un manque à gagner », lance Yanick Mongeau, président régional du Nord.

Les chiffres sont là. On est juste content que ça sorte dans le public.

Yanick Mongeau, président régional du Nord, Syndicat des travailleurs paramédicaux du N.-B.

L'avocat Michael Murphy, ancien ministre provincial de la Santé, a négocié la mise sur pied du système provincial d'ambulance avec Medavie en 2007. « Ils avaient une décennie à recruter le personnel nécessaire », souligne M. Murphy. Nous payons Medavie 100 millions de dollars... Ça devrait 100 % parfait. »

Un avenir incertain

Pour le syndicat, la situation soulève des doutes pour la privatisation d'autres services. Medavie doit hériter de la gestion du programme extramural et du service Télésoins à partir du 1er janvier 2018.

« Avant de donner cette responsabilité-là, il aurait peut-être fallu s'arranger [pour] que la base soit solide. Et actuellement, on peut le voir, la base n'est pas solide », estime Yanick Mongeau.

Le ministre de la Santé, Benoît Bourque, croit que Medavie saura s'acquitter de ses nouvelles responsabilités adéquatement, après une période de transition.

Un homme assis, avec un bureau en arrière-planAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Benoît Bourque.

Photo : Radio-Canada

« Medavie, dans le premier contrat, a complètement respecté ses obligations contractuelles », déclare le ministre Bourque. Nous sommes conscients qu'il y a des défis. Nous avons négocié une autre entente avec Medavie, où je peux vous assurer et assurer la population du Nouveau-Brunswick, que nous allons plus loin, où les exigences sont encore plus strictes, plus exigeantes », affirme Benoît Bourque.

Personne à Ambulance Nouveau-Brunswick n'était disponible pour commenter le dossier. Par courriel, le directeur des opérations concède que le recrutement et la rétention du personnel demeurent des problèmes que la compagnie tente de régler.

Avec les informations de Michelle LeBlanc

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