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L'approvisionnement du cannabis préoccupe les premiers ministres de l'Atlantique

Une main sortant du cannabis d'un sachet

Du cannabis

Photo : Radio-Canada / Pascal Coudé

Radio-Canada

Un accord est intervenu entre Ottawa et les provinces sur le partage des revenus de la taxe sur la vente du cannabis. Les provinces vont obtenir 75 % de ces revenus, une augmentation considérable par rapport au partage équitable 50-50 proposé il y a quelques semaines par le ministre des Finances, Bill Morneau.

L'entente dévoilée lundi est en vigueur que pour une période de deux ans à partir de la date de la légalisation du cannabis, en juillet prochain. Selon le ministre des Finances, cette décision s'explique par la nécessité de réévaluer périodiquement l'approche des gouvernements pour s'assurer de son fonctionnement.

L'accord laisserait à chaque province le soin de s'entendre avec les villes, qui réclament elles aussi une part de l'argent provenant de la taxe sur la vente du cannabis.

Même si la portion qui sera accordée spécifiquement au monde municipal reste inconnue, la nouvelle réjouit Frédérick Dion, directeur général de l'Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick (AFMNB).

On avait de notre côté évoqué un tiers des revenus qui devait retourner au monde municipal pour lui permettre d’absorber tous les coûts qui allaient être liés à la mise en oeuvre de la règlementation, sans connaitre le montant final du partage, c’est une bonne nouvelle.

Frédéric Dion

L’AFMNB fait valoir depuis un certain temps que les villes devront assumer une part importante des dépenses et de la gestion du cannabis sur leurs territoires.

L'approvisionnement en cannabis soulève des inquiétudes

Maintenant rassurés sur le partage avec le gouvernement fédéral des revenus de la vente de cannabis, les premiers ministres des provinces de l'Atlantique s'inquiètent maintenant de ne pouvoir assurer un approvisionnement suffisant aux consommateurs, lorsque le produit sera légalisé en 2018.

Au terme d’une rencontre avec ses homologues des provinces de l’Atlantique, lundi à Halifax, le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, a été ferme sur le fait que la responsabilité d’assurer un approvisionnement suffisant en cannabis incombait au gouvernement fédéral. « C’est leur date butoir », a-t-il rappelé.

Le cannabis sera légal au Canada au plus tard le 1er juillet 2018.

M. McNeil prévient que si Ottawa ne peut fournir suffisamment de cannabis, « quelqu’un d’autre le fera », sous-entendant que les acteurs du marché noir en profiteraient.

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Dwight Ball, indique que même si la province a conclu une entente avec un producteur de cannabis la semaine dernière, l'entreprise ne débutera pas la production avant 2019.

Pour Wade MacLauchlan, premier ministre de l’Île-du-Prince-Édouard, l’approvisionnement est la clé pour s’assurer que les provinces puissent vendre de la marijuana d'une « qualité constante ».

Un prix commun envisagé

Brian Gallant, Stephen McNeil, Wade MacLauchlan et Dwight Ball sont assis à une table durant une conférence de presse.

Les premiers ministres Brian Gallant (Nouveau-Brunswick), Stephen McNeil (Nouvelle-Écosse), Wade MacLauchlan (Île-du-Prince-Édouard) et Dwight Ball (Terre-Neuve-et-Labrador) le 11 décembre 2017 à Halifax.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Les premiers ministres de l’Atlantique ont discuté de la possibilité d’établir un prix commun pour la marijuana à travers les quatre provinces.

Les leaders provinciaux ont appris lundi qu’ils recevraient 75 % des revenus du cannabis, selon une entente conclue avec le gouvernement fédéral. Il s’agit d’une augmentation considérable par rapport au partage 50-50 avec Ottawa qui avait été proposé en novembre par le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, et jugé inacceptable par les provinces.

Le commerce au détail prend forme

La Nouvelle-Écosse a annoncé la semaine dernière que la marijuana serait vendue dans les succursales de la société provinciale des alcools (Nova Scotia Liquor Corporation), mais a essuyé des critiques pour sa décision de vendre produits alcoolisés et cannabis dans un même lieu.

Contrairement à la Nouvelle-Écosse, l'Île-du-Prince-Édouard, qui prévoit aussi vendre la marijuana par le biais de sa société des alcools, offrira le produit dans des magasins où l'alcool ne sera pas en vente.

Le Nouveau-Brunswick a annoncé lundi la création de CannabisNB, une succursale de la Société des alcools.

Le cannabis sera vendu par des détaillants privés à Terre-Neuve-et-Labrador.

Nouvelle-Écosse

Drogues et stupéfiants