•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La culture saskatchewanaise a rayonné partout en 2017

Byrun Boutin-Maloney en coulisses avec son harmonica.
Byrun Boutin-Maloney est l'un des grands gagnants de Chant'Ouest 2017. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Une victoire pour Byrun Boutin-Maloney à Chant'Ouest, un prix important pour la robe timbrée de Monique Martin, un vinyle bilingue pour Étienne Fletcher et un succès international pour une artiste autochtone : coup d'œil sur l'année culturelle 2017 en Saskatchewan.

Un texte de Carl Sincennes

Byrun Boutin-Maloney et Mireille Labbé grands gagnants de Chant'Ouest

Mireille Labbé et Byrun Boutin-Maloney avec leurs trophées.Les gagnants de Chant'Ouest : Mireille Labbé (Yukon) et Byrun Boutin-Maloney (Saskatchewan) Photo : Radio-Canada / Lyssia Baldini

Le Fransaskois Byrun Boutin Maloney a remporté le prix André-Mercure en compagnie de la Yukonnaise Mireille Labbé, ce qui leur conférait tous les deux le titre de grands gagnants du concours Chant'Ouest 2017.

Cette victoire lui permet de représenter l'Ouest au Festival international de la chanson de Granby en 2018. À Chant'Ouest, il s'est aussi vu décerner le prix de la Société pour l'avancement de la chanson d'expression française (SACEF).

 On est surpris, on est content, il y a de la joie , avait affirmé Byrun Boutin-Maloney après l'annonce de sa victoire.

Je suis content [parce] que je peux voir la prochaine étape.

Byron Boutin-Maloney, colauréat, Chant'Ouest 2017

C'est en remportant le concours Nouvelle Scène 2017, plus tôt dans l'année, que Byrun Boutin-Maloney est devenu le représentant de la Saskatchewan pour le concours Chant'Ouest.

Une artiste fransaskoise triomphe avec une robe timbrée

Monique Martin désigne des timbres cousues sur sa robe. Monique Martin a cousu les timbres à la main et à la machine, avec des matériaux trouvés dans des friperies. Photo : Radio-Canada

Une Fransaskoise de Saskatoon, Monique Martin, a remporté le prix Best in Show du troisième gala Saskatchewan Wearable Art (SWAG) grâce une robe fabriquée avec 11 000 timbres. Elle a alors reçu un prix de 1500 $.

L'artiste explique que l'idée de concevoir une robe avec des timbres est née d'une prise de conscience du fait que la société actuelle a délaissé les lettres au profit des messages textes.

Les vieux timbres apportent beaucoup d’images intéressantes sur la robe, où l'on peut trouver des événements historiques du monde entier.

Monique Martin, artiste fransaskoise en arts visuels

Le gala, organisé à la fin octobre par le Saskatchewan Craft Council, mettait en valeur des œuvres de vêtements originaux, créés par des artistes provinciaux et internationaux.

Un vinyle bilingue pour Étienne Fletcher : face A en français, face B en anglais

La couverture de l'album montre un paon dans un jardin coloré.La couverture de l'album « Side A », d'Étienne Fletcher Photo : Radio-Canada

L'auteur-compositeur-interprète fransaskois, Étienne Fletcher, a lancé en 2017, non pas un, mais bien deux mini-albums, le premier en anglais et le deuxième en français, pour créer un vinyle bilingue.

Le lancement en anglais s'est déroulé à Regina en septembre, et le deuxième, à Montréal en novembre, dans le but avoué de bien refléter son identité bilingue et de conquérir le marché québécois.

Il n'y a pas plus près de mon identité que ça. C'est 50-50. Six chansons de chaque côté, un en français, un en anglais.

Étienne Fletcher, artiste fransaskois

Le mini-album parle de vie de famille, mais aussi de relations et de transition vers la vie adulte.

Par ailleurs, il prévoit de faire prochainement des spectacles bilingues en Saskatchewan avec les chansons de son vinyle bilingue.

La mode autochtone moderne d'Helen Oro

Helen Oro. La créatrice de mode Helen Oro veut exposer le monde entier à la mode autochtone. Photo : Radio-Canada / Albert Couillard

Pour certains, la mode autochtone se résume à des coiffes de cérémonie, à des plumes et à des mocassins, mais pour Helen Oro, c'est bien plus que ça.

La créatrice, qui vient de la Première Nation de Pelican Lake, conçoit plutôt des accessoires modernes où elle combine l'usage traditionnel autochtone des perles et l'esthétique moderne et plus occidentale.

 Je voulais faire quelque chose de différent, quelque chose de nouveau. Je suis une innovatrice , explique l’artiste.

Le perlage était une manière de me rapprocher de ma culture et de me retrouver.

Helen Oro, créatrice autochtone

Ses bijoux se vendent aux quatre coins du monde et sont portés tant par des enfants que par des adultes. Le musicien Taboo, du groupe américain Black Eyed Peas, figure parmi ses clients.

Mme Oro dit que ses créations peuvent être portées autant par des Autochtones que par des non-Autochtones.

Saskatchewan

Francophonie