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Le Parti québécois présente son candidat dans Gouin

Les explications de Michel Marsolais
Radio-Canada

La brève période de bonne entente entre Québec solidaire (QS) et le Parti québécois (PQ) est définitivement terminée. Après s'être abstenue de présenter un candidat dans la circonscription de Gouin contre Gabriel Nadeau-Dubois, suite au départ de la solidaire Françoise David, voilà que la formation dirigée par Jean-François Lisée entend bien défaire le coporte-parole de QS aux prochaines élections.

Olivier Gignac, 32 ans, est un ancien président d'une association étudiante et est partisan de l'économie sociale.

Il a été nommé, dimanche, comme candidat péquiste dans la circonscription de Gouin pour y faire la lutte à Gabriel Nadeau-Dubois, qui possède bien entendu une expérience des mouvements étudiants, et qui ne cache pas ses penchants en faveur de l'économie sociale.

Pour Jean-François Lisée, ce candidat diplômé en communication et en administration qui ressemble passablement à son adversaire solidaire, est la personne toute désignée pour reprendre l'ancien château fort péquiste de Gouin.

Pour nous, Gouin, c'est un territoire péquiste non cédé. Historiquement, on a eu d'excellents députés dans Gouin.

Jean-François Lisée

« Il y a eu un écart ces dernières années; on compte bien reprendre le comté de Gouin, parce que nous représentons les valeurs des électeurs de Gouin, souligne M. Lisée. Des électeurs progressistes, des électeurs qui veulent un réinvestissement dans les services », poursuit le chef péquiste, qui évoque des sommes supplémentaires allouées aux écoles du quartier.

Malgré l'engouement pour Québec solidaire - et malgré la troisième place du PQ dans les sondages -, Jean-François Lisée persiste et signe : « Nous sommes le seul parti qui peut former le gouvernement. [...] Nous disons que le Parti libéral et la Coalition avenir Québec, c'est l'austérité permanente, et qu'un vote pour Québec solidaire, ce n'est pas un vote pour un gouvernement, c'est un vote pour diviser les voix progressistes. »

Pas question de relancer la convergence

Après la tentative avortée de convergence souverainiste avec QS, le chef du PQ affirme que Québec solidaire ne semble pas pressé de réaliser l'indépendance du Québec, en rappelant que le programme de ce parti comprend « l'élection d'une assemblée comprenant 40 % de fédéralistes ». « C'est l'échec de l'indépendance programmé. »

M. Lisée reconnaît toutefois que les électeurs de QS seront essentiels pour ramener le projet souverainiste à l'ordre du jour.

Cela ne l'empêche pas d'affirmer que ces derniers sont « déçus » du refus de Québec solidaire de conclure un « pacte » avec le Parti québécois en vue des prochaines élections générales, d'autant plus que la Coalition avenir Québec est actuellement en tête des sondages.

Option nationale entérine la fusion

Parallèlement à l'annonce du PQ dans Gouin, dimanche, les membres d'Option nationale ont voté en faveur de la fusion avec Québec solidaire.

Le fondateur d'Option nationale et ex-député péquiste Jean-Martin Aussant estime d'ailleurs que la convergence des forces souverainistes est toujours nécessaire.

« Si le Parti québécois pouvait se fusionner aux nouveaux partis souverainistes, si jamais la fusion fonctionne, ce serait idéal pour la souveraineté, évidemment », a-t-il déclaré dimanche en entrevue à RDI.

Avec les informations de Michel Marsolais

Grand Montréal

Politique provinciale