•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les marchés de Noël ont toujours la cote à l’ère numérique

Un homme a acheté un paquet cadeau au marché de Noêl au Centre communautaire Tétreau dimanche le 10 décembre.
L'engouement pour les marchés de Noël est toujours présent malgré l'essor du commerce en ligne. Photo: Radio-Canada

À l'heure où de nombreux consommateurs se tournent vers Internet pour acheter leurs cadeaux, les marchés de Noël continuent aussi de gagner en popularité dans la région.

Dimanche, le marché de Noël du Marché de l’Outaouais, à Gatineau, a attiré une centaine de personnes souhaitant encourager l’économie locale.

« Pour nous, c’est important d’encourager le local au lieu de courir les centres d’achat ou d’acheter sur Amazon. On s’assure chaque année d’avoir quelques cadeaux qui viennent d’entreprises locales », a affirmé Martin Auger, venu magasiner avec sa famille, en plus de se mettre dans l’ambiance de Noël.

Pour les producteurs et les artisans, les marchés de Noël représentent une bonne façon de se faire connaître, mais également de faire de bonnes affaires. Pour certains commerçants, cette tradition leur permet de réaliser jusqu’à 80 % du chiffre d’affaires annuel.

« Une grosse partie de notre mise en marché se fait lors d’événements comme les marchés d’été et les marchés de Noël. Le marché de Noël nous force à nous diversifier pour offrir des formats cadeaux », a expliqué Carl Poirier, copropriétaire de la Ferme HLF du Lac Simon.

Malgré l’essor du commerce en ligne, les commerçants sont persuadés que leur clientèle fidèle sera toujours en rendez-vous.

Mariane Desjardins-Roy donne une entrevue à Radio-Canada l au Centre communautaire Tétreau, à GatineauMariane Desjardins-Roy, une herboriste du Pontiac participait au marché de Noël au Centre communautaire Tétreau. Photo : Radio-Canada

Mariane Desjardins-Roy, une herboriste du Pontiac, s’est lancée en affaires il y a sept ans et assiste à une augmentation de la demande pour ses produits.

« La clientèle est différente, nos clients vont aller acheter sur Amazon, mais des produits différents », a indiqué Mme Desjardins-Roy.

C’est un peu dur d’acheter une télévision locale. Par contre, quand on tombe dans les produits pour le corps et les tisanes, on a l’option de l’acheter de notre région.

Mariane Desjardins-Roy, herboriste

Les commerçants avouent néanmoins qu’ils sont maintenant présents en ligne pour se faire connaître.

La bijoutière Gisele Cannalonga espère augmenter ses ventes en ligne dans les prochaines années, mais le défi reste grand.

« Dans les marchés, ça va très bien, les gens voient [les bijoux], ils [les] touchent, mais en ligne c’est difficile de passer l’information », a-t-elle conclu.

Regroupés depuis près de 10 ans

En 2008, une soixantaine de producteurs de la région se sont unis pour offrir leurs produits sous une même bannière : le Marché de l’Outaouais.

« Le but ce n’était pas de concurrencer personne, c’était de trouver une façon conviviale de rejoindre notre clientèle, de faire notre mise en marché. Produire, c’est facile quand tu es un producteur, mais souvent, d’attacher ta mise en marché, c’est un défi », a dit Carl Poirier.

Carl Poirier en entrevue avec Radio-Canada au Centre communautaire TétrauCarl Poirier, copropriétaire de la Ferme HLM du Lac Simon se réjouit du contact avec la clientèle lors des marchés de Noël. Photo : Radio-Canada

Avec les informations de Yasmine Mehdi

Ottawa-Gatineau

Consommation