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Saint-Adolphe-d'Howard ne lâche pas son combat contre un projet d’Hydro-Québec

Les  manifestants se sont retrouvés devant le siège social d'Hydro-Québec à Montréal.

Les manifestants se sont retrouvés devant le siège social d'Hydro-Québec à Montréal.

Photo : Radio-Canada / Diana Gonzalez

Radio-Canada

Des résidents en faveur de l'enfouissement partiel d'une ligne d'Hydro-Québec à Saint-Adolphe-d'Howard ont décidé de converger vers le siège social de la société d'État, à Montréal, dimanche après-midi.

Ils réclament une intervention directe du premier ministre du Québec afin de sauvegarder le paysage de cette municipalité des Laurentides.

Le Conseil des préfets et des élus des Laurentides, qui rassemble les élus des huit MRC du vaste territoire laurentien, a unanimement appuyé le 29 novembre dernier la position de la municipalité de Saint-Adolphe-d’Howard et de la MRC des Pays-d’en-Haut. Il souhaite maintenant faire bouger le gouvernement.

Le combat des habitants de Saint-Adolphe-d'Howard contre le projet de construction d'une ligne électrique d’Hydro-Québec sur le territoire de leur municipalité dure maintenant depuis cinq ans.

Pour inciter Philippe Couillard à bouger, les protestataires ont la ferme intention de lui rappeler qu'il se doit de faire preuve de cohérence en adoptant la même position d'un endroit à l'autre, en référence au projet Northern Pass en Estrie. En novembre dernier, M. Couillard s'était dit ouvert à l'enfouissement de la ligne qui doit traverser la zone de forêt protégée du mont Hereford.

Selon l'ancienne mairesse de Saint-Adolphe-d'Howard, Lisette Lapointe, les participants à la manifestation entendent lui dire haut et fort que « les paysages touristiques des Laurentides sont aussi importants que ceux de l'Estrie ».

D'après Mme Lapointe, il y aurait « une discrimination claire et nette » si le même traitement n'était pas accordé aux deux régions.

« On n'abandonnera pas. Même sur le plan juridique, il y aura des développements très, très rapidement », a-t-elle promis, en s'abstenant de fournir plus de détails pour l'instant.

Quant à Sarah Perreault, qui appartient au comité aviseur de la municipalité, elle abonde dans le même sens, soulignant que « l'économie locale repose sur la qualité des paysages ».

« Je pense qu'il est encore temps pour le premier ministre d'intervenir dans ce dossier-là, de stopper le déboisement et d'envisager l'enfouissement partiel », a-t-elle indiqué.

Les manifestants ont convergé vers le siège social de la société d'État, à Montréal, dimanche après-midi.

Les manifestants ont convergé vers le siège social de la société d'État, à Montréal, dimanche après-midi.

Photo : Radio-Canada / Diana Gonzalez

Hydro-Québec et la « boîte de Pandore »

À la société d'État, on avance que le coût découlant de l'enfouissement des lignes de transmission à Saint-Adolphe-d'Howard serait trop élevé.

La conseillère aux affaires publiques et aux relations avec les médias, Geneviève Chouinard, affirme qu'une « boîte de Pandore » serait ouverte si Hydro-Québec se pliait à la volonté de la municipalité.

En plus de débourser environ 60 millions de dollars pour les travaux d'enfouissement à Saint-Adolphe-d'Howard, Hydro-Québec serait alors « forcée » d'accepter d'autres enfouissements s'ils sont réclamés ailleurs dans la province, indique Mme Chouinard.

Pas question, non plus, pour la conseillère, d'établir un parallèle entre ce qui est prévu dans la municipalité des Laurentides et ce qui a été évoqué au sujet du projet voisin du mont Hereford.

Dans ce deuxième cas, soutient Mme Chouinard, le fait que la ligne se prolonge en territoire américain fait en sorte que les frais ne seront pas assumés par des clients québécois, mais seraient plutôt épongés par les « revenus d'exportation ».

Mme Chouinard est catégorique : Hydro-Québec ira de l'avant avec ce dossier.

« Ce projet-là, Hydro-Québec l'a déjà retardé de deux ans. La mise en service de la ligne devant notamment empiéter sur le territoire de Saint-Adolphe-d'Howard a déjà été repoussée alors qu'il y a des besoins importants en énergie dans les Laurentides en ce moment. Il faut aller de l'avant », conclut-elle.

Avec les informations de La Presse canadienne

Société