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« Ne plus tolérer cette folie », dit une rescapée d’Hiroshima en recevant le Nobel de la paix

Setsuko Thrulow, une rescapée d'Hiroshima, derrière un lutrin.

Setsuko Thurlow, membre de la campagne d'ICAN et survivante d'Hiroshima, pendant son discours à la cérémonie du prix Nobel de la paix, dimanche, à Oslo.

Photo : Reuters / Norsk Telegrambyra AS

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

En recevant le prix Nobel de la paix dimanche à Oslo, la Torontoise Setsuko Thurlow a raconté son histoire vécue le 6 août 1945 à Hiroshima pour qu'on ne tolère plus jamais « cette folie ».

« Je n'avais que 13 ans lorsque les États-Unis ont largué la première bombe atomique sur ma ville, Hiroshima. Je me souviens encore vivement de ce matin-là. À 8 h 15, j'ai vu de la fenêtre un éclair blanc bleuté aveuglant. Je me rappelle avoir eu la sensation de flotter dans l'air, relate-t-elle. J'ai repris conscience dans le silence et les ténèbres, je me suis retrouvée coincée par le bâtiment effondré. J'ai commencé à entendre les faibles cris de mes camarades de classe : "Mère, aide-moi. Dieu, aide-moi". »

La rescapée du bombardement atomique d’Hiroshima recevait le prix Nobel de la paix au nom des militants antinucléaires de la Campagne pour l'abolition des armes nucléaires (ICAN). Elle a profité de la cérémonie pour rappeler que « chaque seconde de chaque jour, les armes nucléaires mettent en danger tous ceux que nous aimons et tout ce qui nous est cher. Nous ne devons plus tolérer cette folie ».

Afin d’éviter une autre utilisation de la bombe atomique, Beatrice Fihn, directrice générale de la campagne internationale ICAN, aussi présente pour recevoir le prix, a appelé les pays possédant l’arme nucléaire à adopter le traité contre les armes atomiques de l’Organisation des Nations unies (ONU).

« Il permet de faire un choix entre deux fins : la fin des armes nucléaires ou la fin du monde », a-t-elle dit lors de la cérémonie.

ICAN est une coalition de 468 organismes non gouvernementaux qui milite pour le traité de l’ONU sur l’interdiction des armes nucléaires, adopté par 122 pays en juillet dernier. Cependant, le texte n’a été signé par aucune des neuf puissances nucléaires mondiales. D'ailleurs, les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont, contrairement à l’habitude, décidé d’envoyer des diplomates de second rang à la cérémonie de remise du prix plutôt que leur ambassadeur.

Pour ces pays, l’arme atomique reste encore un outil dissuasif permettant d’éviter les conflits. Il n’est donc pas question de s’en défaire.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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