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L’Université de Moncton désire exiger des frais de scolarité plus compétitifs

L'enseigne de l'Université de Moncton à proximité d'une résidence pour étudiants.

Le campus de Moncton

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'Université de Moncton a adopté samedi ses principes directeurs budgétaires. L'établissement souhaite désormais être compétitif avec les frais de scolarité qu'elle exige, ce qui inclut potentiellement une hausse de ceux-ci.

Le Conseil des gouverneurs s’est prononcé et a voté sur ces principes directeurs samedi dans le cadre d'une de leurs réunions.

Si l’objectif de fond est de présenter un budget équilibré, les finances de l’Université de Moncton sont régies par trois principes, où le troisième stipule qu’il faut « prioriser l’accès aux études universitaires en assurant des droits de scolarité compétitifs ».

Edgar Robichaud
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Edgar Robichaud, vice-recteur à l'Administration et aux Ressources humaines de l'Université de Moncton

Photo : Radio-Canada

Interrogé sur une potentielle hausse des droits de scolarité, Edgar Robichaud, vice-recteur à l’administration et aux ressources humaines, assure que « c’est une décision qui sera prise beaucoup plus tard ».

« On reconnaît que l’Université de Moncton a les frais de scolarité les plus bas dans les Maritimes », a cependant précisé M. Robichaud, lorsqu’il s’est fait demander en quoi une hausse des frais de scolarité pouvait représenter un avantage comparatif.

Celui-ci a également souligné que l’établissement souhaite pouvoir « au moins maintenir le niveau de services [actuel] ».

Les étudiants inquiets

La Fédération des étudiantes et étudiants du centre universitaire de Moncton (FÉÉCUM) craint que cette reformulation des principes directeurs du budget cache un désir d’augmenter les frais de scolarité.

 Les étudiants s’opposeraient à n’importe quelle hausse. 

Tristian Gaudet, président de la FÉÉCUM
Le président de la FÉÉCUM, Tristian GaudetAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président de la FÉÉCUM, Tristian Gaudet

Photo : Radio-Canada / Catherine Allard

La Fédération dénonce que l’université ait troqué le principe de « garder une augmentation des frais de scolarité au minimum » pour la recherche de compétitivité.

M. Gaudet déplore aussi que l’université n’ait pas consulté la population étudiante avant d’adopter cette nouvelle mouture des principes directeurs.

Il a rappelé que l’endettement étudiant moyen est très important au Nouveau-Brunswick, se chiffrant à quelque 35 000 $ par étudiant.

La question du maintien ou de l’augmentation des frais de scolarité sera traitée en avril prochain.

Avec les informations de Nicolas Pelletier

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