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Des scieries peinent à trouver preneur pour les sous-produits du bois

Les copeaux de bois s'accumulent dans les cours des scieries.

Les copeaux de bois s'accumulent dans les cours des scieries.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Même si les industriels du bois d'œuvre s'en tirent plutôt bien malgré le conflit avec les États-Unis, les scieries québécoises ont un lourd problème sur les bras. Les sous-produits du bois issus du sciage s'accumulent dans les cours des usines et ne trouvent pas de débouchés, ce qui fragilise les entreprises.

D’après le reportage de Pierre Cotton

Des industriels soutiennent que les prix payés sont à la hausse et que le sciage est rentable. Toutefois, ils affirment que les sous-produits trouvent difficilement preneur, puisque la fermeture de papetières ces dernières années crée des surplus.

[On a] un gros problème à vendre nos stocks. À l’heure actuelle, je paye pour me débarrasser des écorces. On a même donné des copeaux seulement pour le coût du transport.

Une citation de : Mario Pouliot, directeur général de la scierie de Saint-Elzéar
Du bois prêt à être transforméAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Du bois prêt à être transformé

Photo : Radio-Canada

Il y a quelques années, les sous-produits du sciage pouvaient représenter 15 % des revenus des scieries et faire la différence entre la rentabilité ou la fermeture.

« Aujourd’hui, les sous-produits, on ne peut plus les mettre dans le budget comme des rentrées d’argent, ou presque rien comme rentrée d’argent », explique le directeur général de la scierie de Saint-Elzéar, Mario Pouliot.

Les élus préoccupés

Des élus gaspésiens sont préoccupés par le phénomène, puisque des centaines d’emplois sont en jeu.

C'est un gros pan de notre économie au niveau des ressources naturelles qu'on a en région. La Gaspésie s'est bâtie autour de la pêche, de l'agriculture et de la forêt.

Une citation de : Éric Dubé, préfet de la MRC de Bonaventure

« Effectivement, il y a une problématique au niveau des copeaux qui s'accumulent, et aussi une autre problématique au niveau de la biomasse. Tout ce qui touche les troncs, les branches en forêt, qu'est-ce qu'on va faire? Comment on va les utiliser? », questionne Allen Cormier, préfet de la MRC de la Haute-Gaspésie.

Une machine transforme les résidus du bois en copeaux.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une machine transforme les résidus du bois en copeaux.

Photo : Radio-Canada

Pourtant, des débouchés existent, selon Simon Barnabé, professeur à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Il cite en exemple les produits spécialisés, le carburant et la bioraffinerie, comme cela se fait en Haute-Mauricie.

« L’idée, c’est d’essayer de voir au-delà de la région, si on ne pouvait pas se rapprocher de l’industrie chimique, se rapprocher même du secteur agricole », propose M. Barnabé.

Les projections prévoient une croissance du secteur du bois d’œuvre en Amérique du Nord au cours des prochains mois.

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