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L’Irak déclare la fin de la guerre contre l'État islamique

Des soldats de l'armée irakienne célèbrent la libération «imminente» de Mossoul, le 8 juillet 2017.

Des soldats de l'armée irakienne au moment de la libération de Mossoul, le 8 juillet 2017

Photo : Reuters / Ahmed Saad

Radio-Canada

Le premier ministre irakien, Haïdar Al-Abadi, a annoncé samedi que les forces irakiennes avaient chassé les derniers éléments du groupe armé État islamique (EI), trois ans après la capture d'un tiers du pays par les djihadistes.

« Les forces irakiennes ont repris les dernières zones encore sous le contrôle de l'EI le long de la frontière avec la Syrie », a déclaré le premier ministre lors d'une conférence à Bagdad.

« Nos héroïques forces armées ont désormais sécurisé la frontière syro-irakienne sur la totalité de sa longueur. Nous avons vaincu Daech par notre unité et le sacrifice de la nation. Longue vie à l'Irak et à son peuple », a écrit sur Twitter le premier ministre.

La coalition internationale, qui combattait l'EI avec les forces irakiennes, en a profité pour féliciter sur Twitter le peuple irakien et rappeler qu’elle est aux côtés des Irakiens parce qu’ils ont mis en place « les conditions d’un Irak stable et prospère pour l’avenir ».

Les États-Unis ont quant à eux salué la fin de l’« ignoble occupation » de l'Irak par le groupe armé État islamique.

« L'annonce des Irakiens indique que les vestiges de l'auto-proclamé califat de l'EI en Irak ont été éradiqués et que les populations vivant dans ces régions ont été libérées du contrôle brutal de l'EI », a indiqué Heather Nauert, porte-parole du département d'État, dans un communiqué, soulignant que cela ne signifiait pas que « la guerre contre le terrorisme, et même contre l'EI, en Irak, soit terminée ».

Il y a un mois, Haïdar Al-Abadi avait déjà annoncé avoir chassé « militairement » d’Irak l’EI après la reprise de Rawa, dernière ville sous le contrôle du groupe armé, mais que des « opérations de nettoyage » étaient en cours dans les zones désertiques.

Premier ministre irakien Haïdar Al-Abadi

Premier ministre irakien Haïdar Al-Abadi

Photo : Hadi Mizban

Depuis que l’EI avait perdu Mossoul, en juillet, et sa capitale autoproclamée de Raqqa, en Syrie, en septembre, le groupe armé était acculé dans une zone de désert de plus en plus réduite.

Le chef de l'État islamique, Abou Bakr Al-Bagdadi – qui, en juin 2014, avait déclaré la fondation d'un nouveau califat à cheval sur l'Irak et la Syrie –, a diffusé un enregistrement audio le 28 septembre indiquant qu'il était en vie après plusieurs informations le disant mort. Il a appelé ses partisans à poursuivre le combat.

Il se cacherait quelque part dans le désert le long de la zone frontalière.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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