•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Ralph Goodale en croisade contre les troubles de santé mentale chez les policiers

Le ministre fédéral de la sécurité publique, Ralph Goodale, veut réduire le nombre élevé de policiers qui souffrent de traumatismes, notamment du syndrome stress post-taumatique.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a annoncé vendredi, à Regina, le financement d'une étude pour mieux comprendre les effets du stress à long terme sur les agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Le ministre a annoncé un investissement de près de 8,9 millions de dollars pour cette étude, qui sera menée par un professeur en psychologie de l'Université de Regina.

La GRC doit pouvoir être un milieu de travail aussi sain que possible.

Ralph Goodale, ministre fédéral de la Sécurité publique

Le ministre Goodale a indiqué que des situations difficiles auxquelles font parfois face les policiers peuvent causer différents troubles de santé mentale, comme la dépression, l'anxiété et le syndrome du stress post-traumatique.

Selon lui, pour assurer la sécurité de tous les Canadiens, il faut que les policiers eux-mêmes soient en sécurité.

Ralph Goodale espère que les résultats de l'étude permettront d'améliorer les soins en santé mentale pour les policiers et de réduire les conséquences du stress à long terme comme l'absentéisme, la violence conjugale et le suicide.

40 agents se sont suicidés depuis 2006

Stephen Gloane parle à la caméraAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'agent de la GRC Stephen Gloade qui souffre du syndrome du stress post traumatique critique la façon dont la GRC gère les cas de traumatisme chez les agents.

Photo : Radio-Canada

Le commissaire adjoint à la GRC, Steven Whithe, affirme que 40 agents en service et retraités de la GRC se sont suicidés depuis 2006.

De son côté, l'agent de la GRC Stephen Gloade, qui est en congé de maladie à long terme parce qu'il souffre du syndrome du stress post-traumatique, estime que la GRC a suffisamment de données en main pour agir.

Combien d'études faut-il? Il est maintenant temps d'agir. Ce n'est pas le moment d'étudier davantage.

Stephen Gloade, agent de la GRC

Stephen Gloade reconnaît que les policiers ont désormais accès à davantage de ressources, mais estime que la façon dont la GRC gère les cas de traumatisme cause la rechute de nombreux agents et empêche d'autres de parler de ce qu'ils vivent.

L'étude, qui s'étendra sur une période de 10 ans, sera menée sur des cadets et des agents volontaires et anonymes de la GRC.

Saskatchewan

Forces de l'ordre