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  • Mon beau sapin, roi des forêts

    Dessin d'un sapin décoré de chandelles et inscription «Le premier sapin de de Noël».
    Infographie de l'émission Téléjeans, en 1978 Photo: Radio-Canada

    Il est maintenant temps de décorer le sapin de Noël qui trônera dans votre salon. Préférez-vous le conifère naturel ou l'arbre artificiel? Êtes-vous adepte de l'autocueillette? Retour sur l'histoire d'une tradition d'origine allemande.

    La coutume de décorer un sapin à Noël et de l’illuminer nous vient d’Allemagne. C’est à la fin du 18e siècle qu’elle aurait fait son apparition en Amérique du Nord, au réveillon de l’année 1781. Un petit groupe d’officiers se serait rassemblé dans la demeure du général allemand von Riedesel et de sa famille, établie à Sorel.

    C’est dans un coin du salon qu’ils auraient découvert un sapin illuminé aux chandelles. Toutefois, selon l’historien Mathieu Pontbriand, ce récit relèverait plus de la légende.

    Au Québec, à l’époque victorienne, on aperçoit le sapin dans les demeures bourgeoises des Anglais. À Westmount au 19e siècle, on peut admirer le premier arbre illuminé d’ampoules électriques.

    Au 20e siècle, le sapin de Noël se démocratise. Les années 1930 voient l’arrivée des crèches au pied des arbres.

    Pendant la Seconde Guerre mondiale, comme il faut économiser l’électricité, les gens doivent limiter l’usage de guirlandes lumineuses. Des ampoules plus petites, de même que des glaçons en aluminium, apparaissent sur le marché.

    Après la Guerre, le sapin évolue selon les modes. Les années 1960 donnent naissance à l’arbre artificiel, alors que les années 1970 privilégient le retour à la nature. Dans les années 1990, Martha Stewart, reine du savoir-vivre à l’américaine, remet le raffinement au goût du jour.

    En 1997, la maison de la culture de Notre-Dame-de-Grâce, à Montréal, organise une exposition sur l’histoire du conifère si symbolique. Pour l’occasion, le journaliste Daniel Rolland présente un reportage sur cette tradition au bulletin de nouvelles Montréal ce soir du 26 décembre 1987.

    La responsable de l’exposition, Francine Lachance, témoigne de l’attrait qu’exercent les décorations traditionnelles de nos grands-parents.

    À l’aube du nouveau millénaire, le journaliste pose la question : « À quoi notre arbre de l’an 2000 ressemblera-t-il? »

    Verrons-nous apparaître un sapin qui sort de l’ordinaire?

    Une solution inusitée pour réduire sa consommation d’énergie

    Au début des années 1980, le journaliste Georges Tremel, basé à Vancouver, présente une curiosité : un sapin illuminé par des anguilles électriques. Le courant de la guirlande provient d’électrodes installées dans un aquarium rempli d’anguilles. Une fois agités, ces poissons peuvent produire jusqu’à 400 ampères.

    « Et l’on disait que la crise de l’énergie était insoluble », conclut le journaliste dans ce court reportage du 22 décembre 1981.


    L’autocueillette, une tendance écologique

    Dans les années 2000, de plus en plus de producteurs offrent aux gens de venir tailler l’arbre qui décorera leur maison pendant les fêtes. Le consommateur peut ainsi choisir un sapin frais et fourni.

    À l’émission L’Accent du 20 décembre 2003, le journaliste Jean-François Nadeau part à la rencontre d’une famille franco-manitobaine. Depuis quelques années, les Lemoine se rendent dans une sapinière pour choisir et couper eux-mêmes leur conifère.

    Une membre de la famille, Nathalie Lemoine, apprécie la proximité avec la nature que lui permet cette activité annuelle. « On passe une bonne heure à aller d’arbre en arbre. Tout le monde a une différente idée de quel est l’arbre le plus beau ».

    À la fin de journée, les Lemoine repartent avec un gros sapin qu’ils tirent à l’aide d’une luge.

    Mais vaut-il mieux choisir un arbre naturel ou artificiel? Le débat revient année après année.

    Le sapin qui pousse dans la nature émet trois fois moins de gaz à effet de serre que l'arbre en plastique. Puisqu’il provient souvent d’Asie, le conifère usiné doit parcourir une longue distance avant de se retrouver dans le salon des Canadiens.

    Malgré les impacts environnementaux néfastes de la monoculture et l’usage de pesticides par les producteurs, le choix d’un sapin naturel s’avère plus écologique.

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