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Sensibiliser les déneigeurs aux dangers des sels de voirie

Un camion épand des sels de déglaçage
Un camion épand des sels de déglaçage Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Pour la première fois cette année, les entrepreneurs qui ont des contrats dans la zone du bassin de la rivière Saint-Charles reçoivent une formation de la Ville de Québec sur les effets néfastes des sels de voirie pour l'environnement, notamment sur les sources d'eau potable.

Un texte de Jonathan Lavoie

Une trentaine de gestionnaires d'entreprises de déneigement ont été formés cette semaine. La séance d'information est pilotée par l'Association pour la protection de l'environnement du lac Saint-Charles et des Marais du Nord (APEL).

L'organisme documente depuis plusieurs années les taux de salinité dans les lacs de la région, dont le lac Saint-Charles, principale source d'eau potable pour les résidents de Québec.

« Des fois, ils [les opérateurs] peuvent avoir le goût de vider leur camion avant de rentrer au garage. L'objectif principal, c'est de leur faire comprendre que ça a un impact sur la qualité de l'eau, qui sera leur eau potable à eux aussi », explique Mélanie Deslongchamps, directrice générale de l'APEL.

Le sel s'accumule dans l'environnement et ne disparaît pas.

Mélanie Deslongchamps, directrice générale de l'APEL

Selon la spécialiste de la qualité de l'eau, tôt ou tard, la Ville de Québec devra adopter les écoroutes d'hiver, ou routes blanches, dans certains secteurs.

« Il y a encore du travail à faire, admet Mélanie Deslongchamps. On sait qu'on doit commencer par sensibiliser les gens pour qu'ils changent leurs pratiques, pour ne pas arriver et que les gens soient surpris et que ça cause énormément de plaintes et éventuellement des accidents. »

Ces efforts seront nécessaires selon elle pour sauver le lac Saint-Charles, qui vieillit prématurément en raison de l'urbanisation au nord de la couronne de Québec, des installations septiques défectueuses et de l'utilisation abondante des sels de voirie.

Une vue du barrage du lac Saint-Charles, principale source d'approvisionnement en eau potable de la Ville de Québec. Une vue du barrage du lac Saint-Charles, principale source d'approvisionnement en eau potable de la Ville de Québec. Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Produits alternatifs

À la Ville de Québec, il n'y aura pas de changement majeur sur la façon d'entretenir les routes cet hiver. De nouveaux produits qui pourraient remplacer les sels de voirie seront toutefois testés à certains endroits.

« Une étude est d’ailleurs en cours pour l’essai de produits alternatifs aux sels de voirie. Les résultats seront connus vers la fin de la saison de déneigement », explique la porte-parole Wendy Whittom.

Elle ajoute que la Ville est sensibilisée depuis plusieurs années aux effets des sels de déglaçage et elle s'est dotée d'un objectif de réduction. En 2005-2006, la Ville en commandait 46 000 tonnes métriques, comparativement à 23 000 tonnes pour l'hiver 2015-2016.

Études des puits

Du côté de la Communauté métropolitaine de Québec, une nouvelle série de tests a été effectuée dans les puits d'eau potable de la région. Les résultats seront connus cet hiver.

L'an dernier, l'analyse de 900 puits dans les bassins versants des rivières Saint-Charles et Montmorency a donné des résultats inquiétants. L'étude a démontré qu'environ un puits sur deux était contaminé par les sels de voirie.

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