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  • Envoyé spécial
  • Trudeau quitte la Chine sans progrès sur le libre-échange

    Justin Trudeau, premier ministre du Canada

    Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

    Radio-Canada

    Malgré d'intenses pourparlers avec la Chine au cours des derniers jours, le premier ministre Justin Trudeau revient au Canada les mains vides. Les négociations de libre-échange avec la deuxième économie du monde attendront. Le premier ministre affirme qu'il faut du temps pour bien protéger les intérêts canadiens.

    Un texte de Louis Blouin, envoyé spécial en Chine

    Une cérémonie traditionnelle à laquelle le premier ministre du Canada a assisté à Canton symbolise bien son voyage. Mettant en scène des danseurs, elle racontait l'histoire d'un lion qui doit être apprivoisé. Justin Trudeau, lui, n'a pas réussi à dompter la bête pendant son voyage en Chine.

    Il refuse d'y voir un échec et garde espoir. « On est en train de poursuivre les discussions pour savoir comment nos deux pays peuvent continuer à travailler ensemble », a-t-il fait valoir. Plusieurs questions épineuses doivent encore être clarifiées, comme la manière d’interagir avec les entreprises d’État chinoises, par exemple.

    « On va prendre notre temps, comme nos citoyens s’y s'attendent », a-t-il poursuivi.

    Le Canada veut aller plus loin qu'un accord commercial classique avec la Chine.

    Il souhaite un traité progressiste sur le plan de l’environnement, des conditions de travail et de la gouvernance. Des conditions essentielles, selon le premier ministre.

    À moins qu'on puisse démontrer que les préoccupations des citoyens sont au cœur de nos négociations, il sera extrêmement difficile de conclure quelque accord que ce soit dans les années à venir.

    Justin Trudeau, premier ministre du Canada

    Pression accrue sur le gouvernement Trudeau

    Le premier ministre a beau rester fidèle à ses principes, sa position devient de plus en plus inconfortable dans le dossier du commerce international. Le sort de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) est encore incertain et le Partenariat transpacifique (PTP) tarde à se matérialiser.

    Justin Trudeau aurait peut-être souhaité revenir au pays avec une avancée concrète à offrir aux Canadiens, puisqu’il a promis d’améliorer l’accès aux marchés asiatiques.

    Pas de progrès dans le litige consulaire d’un couple de viticulteurs canadiens

    Aucun progrès n’a également été réalisé au cours de ce voyage de Justin Trudeau dans le dossier d’un couple de viticulteurs de la Colombie-Britannique retenus en Chine depuis des mois. Les autorités les accusent de contrebande à la suite d’une dispute commerciale concernant le prix des bouteilles que vendent John Lang et Allison Lu, propriétaire d’un vignoble.

    L’ambassade canadienne à Tel-Aviv restera où elle est

    En ce qui a trait à la question du déménagement de l’ambassade américaine à Jérusalem, le premier ministre Trudeau a affirmé aux journalistes que l’ambassade canadienne « va rester à Tel-Aviv ».

    « Le Canada a une politique, depuis très longtemps, de pousser pour une solution à deux États, d'encourager les négociations directes entre tous les pays, toutes les parties concernées, particulièrement le peuple juif et palestinien », a déclaré Justin Trudeau.

    Selon Ottawa, la question du statut de Jérusalem « ne peut être résolue que dans le cadre d'un règlement général du conflit israélo-palestinien », peut-on lire dans un communiqué de la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland.

    Avec les informations de La Presse canadienne

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