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Le recours collectif contre l’entreprise Organigram s’élargit

Des plants de cannabis

Des plants de marijuana cultivés aux fins médicinales dans les installations du producteur autorisé Organigram, à Moncton, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le recours collectif contre le producteur de cannabis médicinal Organigram, de Moncton, au Nouveau-Brunswick, prend de l'ampleur afin d'inclure les clients de l'entreprise qui soutiennent avoir été rendus malades par un produit ayant ensuite fait l'objet d'un rappel.

La firme d’avocats Wagners, d'Halifax, a lancé le recours collectif en mars 2017 à la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse à la suite de la découverte de traces de deux pesticides dans des produits qui devaient être biologiques.

La poursuite soutient que l’entreprise a fait preuve de négligence dans la conception, le développement, les tests, la production, la distribution, la mise en marché et la vente du produit de cannabis médicinal biologique.

Organigram a perdu sa certification biologique et a lancé un rappel volontaire de presque tous ses produits vendus l’an dernier.

Les pesticides interdits détectés dans certains produits étaient le myclobutanil et le bifénazate. Lorsqu’elles brûlent, ces substances produisent du cyanure d’hydrogène qui peut causer des maux de tête, des étourdissements, de la nausée et des vomissements.

La poursuite a été modifiée le mois dernier afin d’inclure les allégations voulant que des produits d’Organigram aient rendu des clients malades, a affirmé l’avocate Maddy Carter, de la firme Wagners, mercredi. Ces personnes se sont surtout plaintes de nausée, de vomissements et d’étourdissement, dit-elle, et ce, avant d’avoir été informées de la présence des pesticides par Organigram et avant le rappel des produits.

La poursuite n’est pas encore autorisée, et aucune de ces allégations n’a encore été prouvée en cour. Maddy Carter affirme que la cause sera présentée en cour le 18 juin. La poursuite aura lieu si la cour l’autorise.

Wagners a été contactée par environ 130 personnes, mais les avocats estiment que beaucoup d'autres ont été touchées par les produits problématiques, ajoute Me Carter. Elle précise que toutes les personnes admissibles sont déjà incluses dans le recours collectif, à moins qu’elles confirment leur décision de ne pas y participer.

Organigram ne voit aucune preuve d'effet nuisible sur la santé

Organigram a annoncé en octobre qu’elle entreprenait le processus nécessaire pour récupérer sa certification biologique. Elle compte cultiver ses plants biologiques séparément des autres.

L’entreprise n’a pas accordé une entrevue, mais elle a produit une déclaration écrite. Elle explique qu’elle ne peut faire de commentaire au sujet d’une procédure contentieuse en cours. Elle ajoute qu’elle n’a reçu jusqu’à présent aucune preuve médicale d’effets indésirables pour la santé.

Contenants de marijuana médicinale chez Organigram

Contenants de marijuana médicinale chez Organigram

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Plus tôt cette année, Organigram a indiqué avoir conclu sa propre enquête sur les événements ayant mené au rappel de ses produits. Elle a aussi adopté de nouvelles mesures plus sévères pour ses cultures et le testage de ses produits.

Quant à savoir comment les pesticides s’étaient retrouvés dans ses produits, l’entreprise n’a pas précisé ce qu’elle avait découvert.

Organigram est l’un des producteurs de marijuana avec lesquels le gouvernement du Nouveau-Brunswick a conclu une entente pour la vente de cannabis à usage récréatif, quand cela deviendra légal à compter du 1er juillet prochain en vertu du projet de loi du fédéral.

D'après un reportage de Kate Letterick, CBC

Avec les informations de CBC

Nouveau-Brunswick

Santé physique et mentale