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Incertitude pour des parents madelinots qui ne trouvent pas de place en garderie

Jean-Michel Leblanc et Marie-Ève Giroux avec leurs enfants

Jean-Michel Leblanc et Marie-Ève Giroux avec leurs enfants

Photo : Radio-Canada / P

Radio-Canada

Des parents des Îles-de-la-Madeleine déplorent le manque de place en garderie depuis plusieurs années. À l'heure actuelle, une quinzaine de famille sont toujours sans place pour leurs enfants, en majorité des poupons.

Un texte de Brigitte Dubé avec les informations de Philippe Grenier

La communauté se mobilise pour l’établissement d’une pouponnière supplémentaire sur le territoire. Les partenaires attendent de connaître les recommandations du ministère de la Famille quant au développement de nouvelles places dans l'archipel.

Selon François Miousse, agent de mobilisation en développement social, un premier projet avait avorté en 2013, même si le Ministère avait accordé 36 places supplémentaires au centre de la petite enfance (CPE) La Ramée.

Le député Germain Chevarie défend son gouvernement d'avoir refusé le projet. Selon lui, c'est le gouvernement péquiste qui n'avait pas prévu les fonds pour le mettre en oeuvre. Selon les priorités ministérielles, le projet doit être réalisé en 2020-2021, affirme-t-il.

François Miousse, agent de mobilisation en développement social aux Îles-de-la-MadeleineAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

François Miousse, agent de mobilisation en développement social aux îles-de-la-Madeleine

Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

Jean-Michel Leblanc et Marie-Ève Giroux figurent parmi les parents qui doivent composer avec cette situation. Leur plus jeune fille a 18 mois et n'a toujours pas de place en garderie.

C'est un casse-tête depuis 4 ans.

Marie-Ève Giroux

« C'est une gestion d'horaire », déplore Jean-Michel Leblanc. « Ma mère peut me dépanner telle journée, telle journée elle ne peut pas. Donc ça va être ma tante, ça va être une belle soeur, ça va être une amie. »

On est chanceux parce qu'on a de la famille aux Îles.

Marie-Ève Giroux

Les deux parents expliquent que des amis se sont retrouvés dans des situations comme la leur, mais qu’ils n’avaient pas la chance d’avoir des parents proches, ce qui a compliqué la situation pour eux.

François Miousse ajoute que certains parents ont dû quitter leur emploi alors que d’autres familles ont été contraintes de quitter les Îles.

À l'heure actuelle, les Îles sont desservies par deux CPE de 60 places, 178 places en milieu familial régies par un bureau coordonnateur et près de 40 places en milieu familial privé.

D'après le reportage de Philippe Grenier

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Société