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Archidiocèse de Moncton : plusieurs églises menacées de fermeture restent ouvertes pour le moment

Une statue de la vierge Marie devant l'église
L'église Saint-Timothée à Adamsville va fermer au printemps. Photo: CBC
CBC

La majorité des églises catholiques menacées de fermeture dans le sud-est du Nouveau-Brunswick vont survivre un peu plus longtemps, selon Valéry Vienneau, archevêque de Moncton.

Valéry Vienneau a visité toutes les paroisses en question. Certaines d’entre elles, dit-il, comptent organiser plus d’activités communautaires payantes pour attirer plus de gens et recueillir des fonds pour entretenir l’église.

En février dernier, près de la moitié des églises de l’archidiocèse, soit 20 sur 53, ont été jugées comme étant à risque d’être fermées en raison de leurs difficultés financières. Parmi ces 20 églises, il y en a 16 francophones.

Dans la plupart des cas, explique Mgr Vienneau, les communautés manquent de bénévoles et d’argent pour entretenir leur église.

L’archidiocèse connaît aussi ses propres défis financiers avec l’indemnisation des victimes d’agressions sexuelles commises par d’anciens prêtres, et il ne peut aider ces paroisses.

L’une des 20 églises menacées de fermeture, à Bass River, a été détruite par des incendies suspects, et la communauté n’a pas les moyens de la reconstruire.

Trois autres vont probablement fermer au cours des deux prochaines années, estime Mgr Vienneau. Ce sera le cas de l'église Saint-Timothée à Adamsville, qui fermera au printemps. L’archevêque ne peut nommer les autres pour le moment parce que les paroissiens eux-mêmes n’ont pas encore été tous informés.

La difficulté d’accepter la fermeture de son église

Le toit et la fondation de l’église d’Adamsville ont besoin d’importantes réparations. Il aurait été possible de faire les réparations, mais la décision a plutôt été prise de la fermer parce que très peu de gens la fréquentent et que la communauté compte peu de jeunes, explique Mgr Vienneau.

La décision peine l’un des paroissiens, Robert Bernard, qui est âgé de 85 ans et qui a fréquenté cette église toute sa vie.

Robert Bernard en entrevueRobert Bernard affirme que sa famille fréquente l'église d'Adamsville depuis quatre générations et qu'il faut faire plus d'efforts pour la sauvegarder. Photo : Radio-Canada

« Pourquoi on est obligé de passer en avant de notre église et aller dans une autre paroisse pour aller à la messe? Ça n’a aucun bon sens. Moi-même et la majorité des paroissiens nous sommes âgés. La majorité ne peut pas conduire 25 ou 30 milles pour aller à l’église, surtout en hiver. Ils vont rester chez eux et ils vont être désappointés comme je suis désappointé », affirme M. Bernard.

Robert Bernard ajoute qu’il n’ira à la messe ailleurs qu’à Adamsville que de temps en temps. Il reconnaît qu’il n’y a probablement qu’une vingtaine de personnes de sa communauté qui fréquentent encore l’église, mais il dit qu’il aurait aimé voir de plus grands efforts pour la sauvegarder.

D'après un reportage de Gabrielle Fahmy, CBC

Nouveau-Brunswick

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