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La CAQ dénonce l’inefficacité du protecteur de l’élève

Jean-François Roberge s'adresse aux journalistes.

Le porte-parole de la CAQ en matière d'Éducation, Jean-François Roberge

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Déplorant l'inefficacité des mécanismes d'appel en place pour répondre aux plaintes des parents d'élèves en détresse, notamment victimes d'intimidation, la CAQ réclame une réforme complète du protecteur de l'élève.

En conférence de presse, le porte-parole de la CAQ en matière d’éducation, Jean-François Roberge, a appelé à la création d’un bureau national du protecteur de l’élève et de bureaux régionaux indépendants des commissions scolaires et financièrement autonomes.

« Le protecteur de l’élève qui joue le rôle actuellement d’un mécanisme d’appel est totalement inefficace. D’ailleurs, il est méconnu des parents et ce n’est pas une grosse perte, parce que ceux qui y font appel sont très très souvent déçus. […] Et ça, c’est pour ceux qui y ont accès. »

— Une citation de  Jean-François Roberge, porte-parole de la CAQ en matière d’Éducation

Rappelant l’importance pour les parents de disposer de mécanismes efficaces et rapides pour régler des situations problématiques que vivent leurs enfants, notamment les cas d’intimidation, la CAQ déplore la piètre qualité des recours offerts aux parents lorsque les solutions proposées en première ligne sont inadéquates ou inefficaces.

Or, c’est précisément pour régler de telles situations que le protecteur de l’élève a été mis en place dans les commissions scolaires québécoises en 2010. Mais actuellement, le protecteur serait loin de remplir sa mission, selon Jean-François Roberge qui était accompagné de trois mères d’enfants victimes d’intimidation qui se battent depuis plusieurs années avec des directions d’écoles privées pour obtenir des excuses.

Pas de protecteur de l’élève au privé

La CAQ demande également que les recours que fournit le protecteur de l’élève soient désormais accessibles aux parents et aux élèves qui fréquentent le réseau scolaire privé.

« Beaucoup ne le savent pas, mais le protecteur de l’élève ne s’occupe d’aucune manière des jeunes qui sont dans le réseau privé. Donc non seulement il est inefficace dans le réseau public, il est inexistant dans le réseau privé. »

— Une citation de  Jean-François Roberge, porte-parole de la CAQ en matière d’Éducation

Il n’est pas normal ni équitable, selon le député, que les élèves dont les parents choisissent le réseau privé ne soient pas en mesure de bénéficier des services du protecteur de l’élève qui est un service public, rappelle-t-il.

Le tiers des plaintes jamais traitées

En ce qui a trait au rendement du protecteur de l’élève, selon des informations obtenues auprès du protecteur du citoyen, environ le tiers des plaintes qui lui sont adressées ne sont pas traitées au cours de l’année scolaire en cours, souligne Jean-François Bergeron, qui dénonce du même souffle les délais abusifs pour le traitement des dossiers.

Une réforme en profondeur

Affirmant avoir reçu de nombreuses plaintes de parents à travers le Québec qui dénoncent l’inaction du protecteur de l’élève et les délais administratifs abusifs pour obtenir ses services ou une décision de sa part, la CAQ estime qu’il faut revoir en profondeur le fonctionnement du protecteur de l’élève de façon à offrir aux parents québécois un mécanisme d’appel rapide, efficace et en lequel les gens peuvent avoir confiance.

D’après la CAQ, il faut d’abord s’attaquer à l’indépendance du protecteur de l’élève, qui dépend entièrement des commissions scolaires.

Côté financement, ce service serait « carrément sous tutelle », selon Jean-François Roberge, puisque les commissions scolaires sont responsables de son financement et libres d’affecter ces sommes à d’autres priorités.

Une opération à coût nul

Pour la CAQ, il serait possible d’instaurer un bureau national du protecteur de l’élève à coût nul, simplement en utilisant « l’argent mal investi dans un réseau inefficace avec des gens qui ne sont pas imputables ».

Se gardant d’accuser les écoles privées ou les commissions scolaires de faire un mauvais travail en matière de traitement des plaintes et des situations problématiques, Jean-François Roberge maintient cependant que, chaque semaine, il reçoit des requêtes de parents « qui ne savent plus à quel saint se vouer » pour se plaindre de la qualité des réponses ou des non-réponses du protecteur de l’élève.

Cela révèle, selon lui, d'un problème systémique auquel il faut s’attaquer.

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