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Plus d'un million d'emplois à pourvoir d'ici 2024, dit Couillard

Il est de plus en plus difficile pour les employeurs de recruter et de retenir de la main d'oeuvre, particulièrement dans le secteur du service à la clientèle.
Il est de plus en plus difficile pour les employeurs de recruter et de retenir de la main d'oeuvre, particulièrement dans le secteur du service à la clientèle. Photo: iStock
La Presse canadienne

La pénurie de main-d'oeuvre au Québec est un problème plus criant que celui des accords commerciaux, a déclaré le premier ministre Philippe Couillard à l'ouverture du Forum sur la valorisation de la diversité et la lutte contre la discrimination, mardi à Québec.

Ce forum remplace la controversée consultation sur le racisme systémique qui était à l'origine prévue par le gouvernement Couillard. Les partis d'opposition accusaient notamment le gouvernement de vouloir faire le procès des Québécois de souche et de tenter de les culpabiliser.

Mardi, le premier ministre Couillard est venu recadrer l'exercice en parlant plutôt de l'importance d'attirer et de maintenir de la main-d'oeuvre au Québec. Plus d'un million d'emplois, 1 372 200 pour être plus précis, seront à pourvoir dans la province d'ici 2024, a-t-il dit, en ajoutant avoir entendu le « cri de détresse » des entreprises.

Le ministère de l'Immigration sera d'ailleurs un ministère à vocation économique, a affirmé le ministre David Heurtel.

Le forum réunit environ 200 intervenants du milieu syndical, du monde municipal, des chambres de commerce, du patronat et du réseau de l'éducation.

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) a immédiatement mis en garde le gouvernement contre l'idée de réduire l'immigration à une simple question de main-d'oeuvre. Selon le syndicat, il faut surtout s'assurer de bien intégrer les immigrants, notamment dans les régions et par la francisation.

Les quatre thèmes abordés lors du forum sont l'emploi, la formation, la francisation et la lutte contre la discrimination.

Québec avait aussi demandé à 31 organismes régionaux recrutés localement de recueillir des témoignages et de remettre un rapport au ministère.

Le gouvernement avait commencé à remettre en question la consultation sur le racisme quand le vent de contestation avait soufflé jusque dans les rangs du caucus libéral. Deux députés avaient publiquement attribué la défaite cuisante du PLQ dans Louis-Hébert, le 2 octobre, au mécontentement suscité dans la population par cette consultation.

L'idée d'examiner la place du racisme systémique au Québec, donc supposément inscrit dans sa culture et ses institutions, avait été lancée par la commission jeunesse du PLQ, alors présidée par Jonathan Marleau.

Société