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Les droits reproductifs des femmes reculent dans plusieurs pays d'Europe, selon un rapport

Une manifestation à Dublin en Irlande pour obtenir plus de souplesse en matière de droit à l'avortement.

Une manifestation en septembre en Irlande pour obtenir plus de souplesse en matière de droit à l'avortement.

Photo : Reuters / Clodagh Kilcoyne

Reuters

Les femmes continuent à subir des discriminations dans leur vie sexuelle et reproductive au sein de nombreux pays européens, affirme le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe.

Dans un document thématique publié mardi à Strasbourg, Nils Muiznieks souligne que si certains pays européens sont parmi les plus avancés au monde dans ce domaine, d’autres affichent des retards incompatibles avec leurs engagements internationaux, quand ils ne reculent pas sur l’accès à l’avortement ou la contraception, notamment.

« Dans certains pays, les lois et les politiques menées violent, limitent ou mettent en cause les droits des femmes à exercer leur vie sexuelle et reproductive sans mettre en péril leur santé », affirme-t-il.

« De plus, on observe une tendance préoccupante dans l’ensemble de l’Europe et plus particulièrement dans certains pays à revenir en arrière sur les garanties obtenues par les femmes, notamment en introduisant des restrictions aux droits à l’avortement et à la contraception », ajoute l’ancien ministre letton à l’Intégration sociale.

Le rapport cite l’Arménie, la Macédoine, la Géorgie, la Russie et la Slovaquie parmi ceux qui ont récemment durci les conditions d’accès à l’avortement.

Si les quatre cinquièmes des 47 États membres du Conseil de l’Europe ont légalisé l’interruption volontaire de grossesse, dont 36 sans restrictions quant aux raisons invoquées par la femme, 8 l’interdisent toujours, sauf en des circonstances exceptionnelles telles que la mise en danger de la vie de la mère : Andorre, l’Irlande, le Liechtenstein, Malte, Monaco, l’Irlande du Nord, la Pologne et Saint-Marin.

« Les conséquences de ces lois sur la santé et les droits de l’homme sont graves », estime Nils Muiznieks, qui évoque les voyages à l'étranger, les avortements clandestins et la crainte du tribunal qui peut dissuader les femmes de se faire soigner en cas de complications.

La contraception elle-même n’est pas encore un droit dans tous les pays, faute d’information ou de moyens financiers là où elle n’est pas remboursée, juge-t-il.

« Dans quelques pays européens, tels que l’Albanie, l’Arménie, l’Azerbaïdjan et la Bosnie-Herzégovine, le taux de femmes utilisant un moyen de contraception moderne est parmi les plus bas du monde », note le commissaire.

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