•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Deux orignaux dans le Grand Sudbury : une rare coïncidence, selon des experts

Une orignale dans une rue
Martha l'orignale à Sudbury samedi Photo: Photo offerte par Jessica Guenette
Radio-Canada

Deux gros orignaux se sont retrouvés en plein milieu du Grand Sudbury au cours des derniers jours. Le premier a été heurté par un véhicule sur la rue Falconbridge vendredi soir, pendant que l'autre a survécu à un périple sur le boulevard Lasalle samedi.

Un texte de Benjamin Aubé

Selon des experts de la faune, la présence de deux orignaux dans la ville en moins de 24 heures est hors du commun, mais il s’agit probablement d’une simple coïncidence.

Frank Mallory, professeur en biologie à l’Université Laurentienne, on retrouve beaucoup de feuillus comme les bouleaux et les peupliers dans le Grand Sudbury. Ces arbres représentent les seules sources d’alimentation pour les orignaux pendant les longs mois d’hiver.

Les quelque 300 lacs éparpillés dans la municipalité offrent aux bêtes à manger et à boire durant l’été.

« La ville contient aussi des corridors naturels créés par des grosses crêtes rocheuses qui permettent à la faune de se déplacer. On a l’habitude de voir plusieurs autres animaux près de la ville comme des coyotes, des ours et des renards », selon le professeur Mallory.

Les gros cervidés sont aussi attirés par les routes du nord, car ils adorent lécher le sel qu’on y dépose pour faire fondre la glace.

« Le chlorure de calcium dans ce sel aide à faire pousser leurs bois. Mais ça pose aussi des risques aux automobilistes », explique-t-il.

Des voisins de longue date

Mike Hall, un biologiste au ministère des Richesses naturelles et des forêts de la province, a fait écho des propos du professeur Mallory. Selon lui, les deux animaux étaient à la recherche de jeunes arbres. Ils ont ensuite paniqué lorsqu’ils se sont retrouvés entourés de voitures.

Je pense que la meilleure chose à faire dans cette situation est de leur donner de l’espace et la chance de prendre des bonnes décisions.

Mike Hall, biologiste au Ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario

Nord de l'Ontario

Animaux