•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le français de plus en plus important pour les juristes de l'Ouest, dit Kim Campbell

La chaise d'un juge dans une Cour supérieure de justice de l'Ontario

De plus en plus de juristes de l'Ouest et du Nord du Canada maîtrisent le français.

Photo : Radio-Canada / CBC

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'ancienne première ministre Kim Campbell a été agréablement surprise de constater que de plus en plus de juristes de l'Ouest et du Nord du Canada maîtrisent le français.

C'est ce qu'elle a observé au fil du processus ayant mené à la sélection, par le premier ministre Justin Trudeau, de la magistrate Sheilah Martin à un poste de juge à la Cour suprême du Canada (CSC).

L'ancienne politicienne comparaissait lundi devant le comité permanent de la justice et des droits de la personne. Elle a affirmé que les membres du comité consultatif qu'elle préside avaient été « très, très surpris » de la « qualité du français » des candidats.

La juge qui a été retenue par le premier ministre à partir de la première sélection par le comité dirigé par Kim Campbell est bilingue. Native de Montréal, elle est formée tant en droit civil qu'en common law.

La ministre fédérale de la Justice, Jody Wilson-Raybould, qui témoignait aussi au comité, n'a pas tari d'éloges au sujet de la magistrate, qui a « vraiment tout fait » au cours de sa carrière, a-t-elle soutenu.

La juge Martin sera en mesure de plaider elle-même sa cause mardi, lorsqu'elle participera à une séance de questions et réponses, une nouvelle pratique instaurée par les libéraux.

Elle sera interrogée par des membres du comité permanent de la justice et des droits de la personne, du comité sénatorial permanent des affaires juridiques et constitutionnelles ainsi que des représentants du Bloc québécois et du Parti vert.

« Énormément d'expérience »

En annonçant son choix, mercredi dernier, le premier ministre Trudeau a parlé d'une « personne avec énormément d'expérience à travers le pays, y compris dans le Nord », qui sera « excellente à la Cour suprême ».

La nomination de la juriste a été accueillie favorablement par l'opposition à Ottawa.

Toutefois, le lieutenant politique des conservateurs au Québec, Alain Rayes, a affirmé que sa formation avait surtout les yeux tournés vers la prochaine étape à la Cour suprême du Canada. « Notre préoccupation est bien plus par rapport au futur juge en chef qui va être nommé », a-t-il soutenu, mercredi dernier.

La juge Martin a servi à la Cour du Banc de la Reine de l'Alberta jusqu'en juin 2016. Elle a alors été nommée juge à la Cour d'appel de l'Alberta, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut.

Avec cette nomination, le banc de neuf membres demeurera complet après la retraite de la juge en chef Beverley McLachlin, le 15 décembre.

Cette dernière raccrochera sa toge après 28 années à la CSC, dont près de 18 ans dans le fauteuil de juge en chef.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !