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La Vérif : maintenir la cadence de réduction des GES à Toronto et à Montréal, réaliste?

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Plusieurs véhicules sont pris dans la congestion routière du pont Jacques-Cartier, à l'heure de pointe matinale à Montréal, alors qu'on voit les feux de circulation signalant les voies ouvertes et fermées dans les deux sens.

Congestion routière sur le pont Jacques-Cartier, à l'heure de pointe matinale à Montréal.

Photo : Radio-Canada / Simon-Marc Charron

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

De 1990 à 2013, Montréal et Toronto ont respectivement diminué de 25 % et 24 % leurs émissions des gaz à effet de serre (GES). Mais au moment où les grandes cités visent des objectifs encore plus ambitieux, les deux villes pourront-elles maintenir la cadence?

Un texte de Vincent Maisonneuve

Pour répondre à la question, il faut d’abord analyser dans quel secteur les récents gains ont été réalisés.

Depuis le début des années 90, les Montréalais ont progressivement abandonné le chauffage au mazout dans leurs maisons et leurs commerces. Quand on passe du mazout à l’hydroélectricité, on réduit d’environ 90 % les émissions de GES qui proviennent des bâtiments.

En abandonnant le charbon, les Torontois ont également contribué à réduire leurs GES.

De plus, les deux villes gèrent beaucoup mieux leurs déchets. Les méthodes de captation du biogaz sont meilleures qu’avant. À Montréal, les émissions de GES liées aux matières résiduelles ont chuté de 77 %.

À ce chapitre, la transformation de l’ancien dépotoir de la carrière Miron est un bon exemple. Non seulement l’ancienne poubelle de Montréal est devenue un parc, mais les biogaz qui s’en échappent servent à chauffer le bâtiment de la Tohu, qui est situé juste à côté.

Notons également que si l'on émet moins de gaz à effet de serre à Montréal, c’est aussi parce que les grandes pétrolières ont fermé, l'une après l’autre, les raffineries de l’est de l’île. Il s’agit là d’une très mince consolation pour tous ceux et celles qui y ont perdu leur emploi.

Le défi pour la suite sera peut-être plus difficile à relever. De 2012 à 2013, les émissions de GES ont même augmenté de 1,6 % à Toronto.

Pour atteindre les objectifs de réduction des GES, il faudra réfléchir sérieusement à la question des transports, qui sont responsables de près de la moitié des émissions dans les deux villes.

Depuis 1990, les émissions de GES liées au transport routier ont grimpé de 16 % à Montréal, et le parc automobile ne cesse de grossir. Il y a non seulement plus de voitures, mais aussi plus de VUS et de camionnettes.

Bref, pour maintenir la cadence dans la lutte contre les GES, il faudra modifier nos habitudes en matière de mobilité.

Épreuves des faits

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