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De plus en plus de rapports d’incidents dans les écoles du N.B.

Un enfant en plein accès de colère

Un enfant en plein accès de colère

Photo : iStock/PHDG

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Syndicat canadien de la fonction publique pour le Nouveau-Brunswick confirme que depuis quatre ans, les assistants en éducation de la province ont rempli davantage de rapports d'incidents.

Chaque année, plus de 500 rapports d'incidents par des assistants en éducation à la suite de situations de menaces ou de violences dans les classes du Nouveau-Brunswick.

Cette hausse ne serait pas attribuée à une augmentation nette des cas d'incidents, mais au fait que les assistants en éducation connaissent mieux leurs droits.

« Le nombre de rapports augmente d’année en année surtout parce que les assistantes en éducation sont de plus en plus conscientes de leurs droits », explique Simon Ouellette, responsable des communications du Syndicat canadien de la fonction publique pour le Nouveau-Brunswick.

Celui-ci estime que les assistants en éducation se permettent davantage de dénoncer certaines situations qu’ils attribuaient autrefois au travail lui-même.

La politique sur l'inclusion sociale n'est pas à blâmer

Si certains sont tentés d’associer cette hausse de rédaction de rapports, à la politique sur l’inclusion scolaire mise en place en 2013, M. Ouellette croit qu’il n’y a pas là de lien direct à faire.

La politique visait à permettre l’intégration d’élèves à « besoins particuliers » aux classes régulières.

Un avis que partage Lucie Martin, présidente de l’Association des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick. Mme Martin soutient que les problèmes vécus par les assistantes en éducation étaient les mêmes avant la politique d’inclusion du gouvernement.

« Ces incidents-là sont souvent le résultat de besoins grandissants de nos élèves sur le plan socioaffectif [et] les ressources qui nous sont octroyées répondent difficilement à la demande », affirme la présidente.

Mme Martin ajoute que le personnel fait face à « toutes sortes de défis », pour lesquels les ressources sont inadéquates.

Avec les informations de Catherine Dumas

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