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La Saskatchewan présente sa stratégie pour contrer le réchauffement climatique

Un panache de fumée provenant d'une usine

Un panache de fumée provenant d'une usine

Photo : iStock

Radio-Canada

Alors que la Saskatchewan présente lundi son plan pour contrer le réchauffement climatique, Brad Wall en profite pour critiquer le Québec dans un message Twitter publié lundi matin.

Selon le premier ministre de la Saskatchewan, la cimenterie McInnis, à Port-Daniel-Gascons, au Québec, sera « le plus grand pollueur industriel » en augmentant les émissions totales de gaz à effet de serre (GES) de 2 % par année.

M. Wall affirme que cette installation « ne sera pas sujette au test rétroactif des gaz à effet de serre ou encore à une évaluation environnementale comme [celle effectuée pour le pipeline] Énergie Est ». Il se demande donc pourquoi il y a deux poids deux mesures.

Pas de taxe sur le carbone

La stratégie, intitulée « La résilience des Prairies : une stratégie sur le changement climatique faite en Saskatchewan » vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais indique que le principe de la taxe sur le carbone est rejeté.

Le plan est plus large et audacieux qu'une politique simple comme la taxe sur le carbone et sera plus profitable à long terme.

Dustin Duncan, ministre de l'Environnement de la Saskatchewan

La stratégie imposera également de nouvelles réglementations aux industries les plus polluantes, comme les industries minières, pétrolières et gazières. Elles seront conçues en collaboration avec les intervenants de ces industries durant l'année 2018.

Même si la taxe carbone est écartée du plan, on veut tout de même offrir la possibilité aux entreprises de compenser leur empreinte carbone, ce qui représenterait une réduction des GES.

Ce nouveau système « créera de la valeur pour les démarches » qui permettent la séquestration du carbone et la réduction des émissions, particulièrement pour les terres agricoles, les terres humides et les forêts. Même si les agriculteurs ne seront pas assujettis aux nouvelles réglementations, ils seront tout de même autorisés à participer au programme.

Par ailleurs, la province veut financer un fonds technologique et apporter des améliorations aux installations qui produisent des GES afin d'en réduire la production.

SaskPower participera à l’effort

Selon la stratégie, 50 % de l’électricité de SaskPower devra provenir d’énergies renouvelables, et la société d’État devra réduire de 40 % ses émissions de GES d’ici à 2030.

SaskPower effectue déjà la capture et le stockage de carbone dans son usine au sud d’Estevan.

Les consultations avec les parties prenantes commenceront au début de l’année 2018. Des ajustements et des précisions seront aussi ajoutés au plan à la suite de ces consultations.

Selon les chiffres du ministère de l’Environnement, la Saskatchewan produit 10 % des émissions totales de GES au Canada. Toujours selon lui, la production de GES a baissé de 12 % entre 2006 et 2015 dans la province.

Une bonne nouvelle pour la Chambre de commerce de Regina

Par voie de communiqué, la Chambre de commerce de Regina dit appuyer la stratégie dévoilée lundi par le gouvernement.

Le président-directeur général, John Hopkins, affirme que son organisation « appuie la stratégie qui démontre un équilibre entre les besoins de croissance économique et de réduction des GES ».

L'organisme dit vouloir se réunir avec ses membres et avec le gouvernement provincial pour « dialoguer de façon positive et constructive ».

Saskatchewan

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