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Quatre dirigeants séparatistes catalans resteront en prison

Oriol Junqueras marche dans la rue.

Le vice-président destitué de la Catalogne, Oriol Junqueras, à son arrivée au tribunal.

Photo : Reuters / Javier Barbancho

Radio-Canada

Alors que s'amorce mardi la campagne électorale en Catalogne où s'affronteront partisans de l'indépendance et opposants, la justice espagnole a accepté de libérer 6 des 10 dirigeants et militants catalans arrêtés dans la foulée de la déclaration d'indépendance du 27 octobre dernier qui avait menée à la mise sous tutelle de la région et la dissolution de son Parlement.

Selon un communiqué diffusé par le tribunal, l'ancien vice-président catalan, Oriol Junqueras, l’ancien ministre de l'Intérieur catalan Joaquim Forn ainsi que les chefs des associations séparatistes ANC, Jordi Sanchez, et d'Omnium cultural, Jordi Cuixart, resteront en prison en raison du « risque de récidive » qu’ils représentent.

Les six autres accusés, tous d’anciens ministres catalans, ont quant à eux pu obtenir une libération conditionnelle en attendant la tenue de leur procès, en échange d’une caution de 100 000 euros chacun.

Ces dix indépendantistes catalans sont accusés de sédition, de rébellion et de malversation par la justice espagnole. Ils risquent 15 à 30 ans de prison chacun.

Les huit ex-ministres catalans ont été incarcérés par la justice espagnole le 2 novembre dernier pour avoir permis le vote d'une déclaration unilatérale d'indépendance de la Catalogne six jours avant.

Quant aux deux militants accusés, ils avaient été mis en prison quelques semaines avant eux par la justice espagnole à la suite de manifestations de masse à Barcelone.

Pour les indépendantistes, ce sont des prisonniers politiques

Cette décision des tribunaux espagnols survient tout juste avant le déclenchement officiel de la campagne électorale en vue des élections régionales anticipées du 21 décembre prochain en Catalogne.

Ces élections ont été décrétées par Madrid à la fin octobre, à la suite de la mise sous tutelle de la Catalogne et de la destitution de tous les dirigeants élus du gouvernement catalan.

Une foule lors d'un concert.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des partisans de l'indépendance brandissent des pancartes réclamant la libération des dirigeants emprisonnés, lors d'un concert à Barcelone.

Photo : Reuters / Javier Barbancho

Dans les rues de Barcelone et ailleurs en Catalogne, l’emprisonnement des leaders indépendantistes démocratiquement élus par Madrid plane comme une ombre sur la campagne.

Les militants indépendantistes, qui qualifient de « prisonniers politiques » les détenus, multiplient les manifestations et arborent un ruban jaune en leur honneur.

Depuis Bruxelles, où il s’est réfugié avec quatre de ses ministres, l’ex-président Carles Puigdemont qualifie d’« indigne et indécente » l’incarcération de ses anciens collègues.

Sous le coup d’un mandat d’arrêt européen, Carles Puigdemont et quatre de ses ministres en exil attendent de connaître leur sort, puisque la justice belge examine la requête de Madrid.

Cela ne l’empêche pas d’être candidat à sa succession, tout comme son ancien vice-président Oriol Junqueras, qui demeure emprisonné.

Les détenus qui ont été libérés avaient au préalable précisé dans leur demande de remise en liberté qu’ils renonçaient à l’indépendance et qu’ils acceptaient l’application de l’article 155 de la Constitution espagnole, par lequel Madrid a pris le contrôle de la Catalogne et a dissous son Parlement.

Au moins 12 des 14 membres du gouvernement catalan destitué se sont portés candidats aux élections anticipées, dont l'ex-président Carles Puigdemont, qui prétend en cas de victoire être rétabli comme « président légitime » de l'exécutif catalan.

Carles Puigdemont et ses ministres de retour devant la justice belge

L'ancien président catalan Carles Puigdemont et les quatre membres de son cabinet qui ont trouvé refuge en Belgique ont, quant à eux, comparu lundi devant un tribunal belge chargé d'étudier une demande d'extradition formulée par Madrid à l'endroit des cinq dirigeants catalans.

La Cour a annoncé qu'elle rendra sa décision le 14 décembre prochain, soit une semaine avant l'élection en Catalogne.

Lors d'une précédente audience, le 17 novembre, la justice belge avait déclaré que le mandat d'arrêt espagnol devait être exécuté en vertu des lois en vigueur au sein de l'Union européenne.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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